Dimanche

Encore un dimanche à rattrapper du retard.
Je pense en voir le bout. Normalement (touchons tous les bois possibles), je vais revenir à un rythme normal à partir de la semaine prochaine: samedi planeur; dimanche maison et amis. Je n'ai pas encore écrit une seule carte de vœux. (mais je les ai achetées, et les timbres)

Mes parents descendent au Maroc jeudi.

Coulommiers

AG d'association concernant le planeur à Coulommiers. Je pars à 9 heures, traverse des pans de forêts, la tempête a fait tomber beaucoup d'arbres.

J'écoute France Musique, les sagas musicales. Ça parle de Strauss, des Strauss, de l'opéra de Vienne, de Mahler, de la seconde école de Vienne. Je ne savais pas que Mahler s'était converti au catholicisme. En 1907 l'antisémitisme était déjà violent. Quelle engeance.
J'aime beaucoup la phrase de Mahler à propos de Schönberg, qui dit à peu près: «je ne comprends pas tout, je suis trop vieux pour cette musique, mais il doit avoir raison, il est jeune, il est l'avenir». C'est ce que je me dis souvent à propos de beaucoup de choses: «je ne comprends pas, mais je suis encroûtée dans des habitudes, c'est sans doute l'avenir».

Ambiance sympa durant l'AG même si tout le côté politique me terrifie (la raison d'être de cette association est de récupérer des subventions, donc il faut connaître ceux qui font la pluie et le beau temps au niveau du département), c'est tout ce que je déteste: sourire et monter des dossiers pour récupérer du pognon.
Repas dans une pizzeria planqué entre des pavillons de banlieue (mais que fait-il là? La Cabana 40 rue de Varennes). C'est sans prétention et la cuisine est soignée. Retour au club, remontage d'un planeur dans un froid glacial puis galette. Je rentre.

Dicton

Verdict concernant un club à la démographie vieillissante:

« Quand t'as plus d'jeunes qui poussent, t'as plus qu'des vieux qui râlent.»

Part 66

Encore une journée de boulot intense.
J'ai quand même décompressée en regardant le montant sur mon compte formation et en cherchant les formations pour la part 66. Je ne sais pas si je suis assez motivée. Combien d'années représentent 782 heures? Ce serait amusant de passer trois ans avant la retraite à se former. Mais en suis-je capable et est-ce utile? Les maths et la physique ça va (en tout cas, ça allait à une époque), mais j'ai toujours peiné avec l'électronique. Je n'y trouve pas de logique.

Commencé à regarder Love, death & robots. Un ami m'en avait dit du bien, c'est vraiment déjanté. J'ai tant d'admiration pour les personnes qui ont ce genre d'imagination.

Pendant ce temps, les US ont arraisonné un pétrolier russe, la Chine est touchée par la crise vénézuélienne, l'Europe s'inquiète pour le Groenland. Chaque année est un peu plus folle que la précédente, c'est fascinant.

Troisième jour

Dix centimètres. C'est beau, j'adore.
Toute mon équipe part à quatre heures tant ils ont peur de ne pas avoir de transport.
Mais pour une fois, ça ne marche pas si mal. H. a même réussi à faire un aller-retour à Troyes.

Non à la violence

Neige, suite.
La ligne 8 va jusqu'à Créteil, elle parcourt donc un long trajet à l'air libre. Par conséquence elle est affectée par la météo.

8h30 environ. Nous (quelques dizaines de passagers) montons dans la rame station Reuilly-Diderot. Nous attendons quelques minutes, puis le conducteur annonce: «ce train ne prend plus de voyageurs, merci d'évacuer la rame». Nous descendons sur le quai, attendons deux à trois minutes, montons dans le suivant qui n'est pas bondé.
Nous attendons quelques minutes («nous devons stationner quelques instants, merci de patienter») puis le conducteur annonce: «Merci d'avoir patienté. Nous allons repartir délicatement jusqu'à la station suivante».

Neige

Pas grand chose. Le boss est malade depuis dix jours, surinfection. L'intérimaire est revenue blanche, une semaine de grippe. Les cas se multiplient.
Mon apport à la communauté aura été de trouver comment mettre le chauffage dans les toilettes du boulot, en changeant les piles de la télécommande.
Neige dans l'après-midi donc problème de transport le soir.
Mais c'est beau.


J'ai oublié de noter: il y a deux jours, les US ont capturé le président du Venezuela. Encore un sujet de SAS. Bien entendu Poutine a aussitôt protesté et appelé au respect du droit international. Quoi qu'on pense de Maduro, on ne peut pas donner tort à Poutine. Dommage qu'il ne s'applique pas à lui-même ces principes.

Statistiques

Croissants, repassage, sieste. Je rallume mon ordinateur pro et travaille jusqu'au dîner.
Il fait glacial au rez-de-chaussée.
Mon téléphone me prévient: «vous marchez moins cette année que l'année dernière: en moyenne 986 pas par jour en 2026 contre 6398 en 2025».
Après dîner je rapièce mon pantalon noir en laine en regardant l'anime One Piece. C'est étrange, les voix et les bruitages sont exactement les mêmes qu'il y a trente ou quarante ans, à l'époque de Goldorak ou Candy.

Glande

Passage à Nemours ce matin pour récupérer un jeans. Repas régressifs, à base de cacahuètes, pâté de foie, kouglof, beaufort et coca-cola. (Mais pas d'alcool).

Fini la saison 1 de Pluribus le cul au fond du canapé. Vraiment étrange, et sans beaucoup de sens. Pourquoi certains meurent-ils au début? Pourquoi ne pas se réjouir d'un monde sans guerre? Qu'est-ce qu'un monde mené par les caprices d'une douzaine d'humains exécutés par sept milliards? Quels sont les points communs entre ces douze ou treize personnes? Autant de questions qui ne sont même pas abordées.
Je continue avec Hijack, avec l'espoir de finir le repassage.

Anniversaire

Comme chaque année, journée d'anniversaire à Blois. C'est l'occasion également d'échanger les derniers cadeaux de Noël.
Je reçois le troisième tome de Michaux dans la Pléiade et La vie solide: «Arthur Lochmann a interrompu ses études de droit et de philosophie pour devenir charpentier. […] la charpente est une éthique pour notre modernité». Ma sœur et moi sommes parties pour échanger nos lectures les plus décalées.
Journée calme, très calme, ce qui déstabilise la copine du benjamin, peu habituée à tant de silence.
Mes parents envisagent sérieusement de descendre en voiture jusqu'à Agadir, ce qui me paraît un long voyage à quatre-vingts ans.

1er janvier 2026

Rien.
Comme toujours le premier, je pense à Proust: «Je venais de vivre le 1er janvier des hommes vieux qui diffèrent ce jour-là des jeunes, non parce qu'on ne leur donne plus d'étrennes, mais parce qu'ils ne croient plus au nouvel An.»

Au lever, quinze degrés dans le salon, deux radiateurs en panne (robinets thermostatiques collés). J'ai remonté directement la température de la chaudière. Nous avons brûlé tout notre bois.

Repassage en revoyant Le gang du gant vert (netflix). J'aime les forêts polonaises et les bâtisses vieilles ou modernes que l'on voit dans la série. Cette série a beaucoup de charme.
Continué avec Pluribus (apple). Vraiment étrange.
J'ai attaqué le repassage des robes et chemises d'été restées au fond du panier depuis septembre. A travailler le week-end, il ne reste plus grand temps pour quoi que ce soit.

Objectifs pour cette année: passer le «théorique» SPL (l'examen théorique du brevet de pilote de planeur) et améliorer mes atterrissages (ça ne devrait pas être difficile (lol)).
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