Pour transformer de tête des nœuds en kilomètres, multipliez par 2 et enlevez dix pour cent:
25 nœuds x2 = 50
10% de 50 => 5
50 - 5 = 45 km/h environ
(Dans l'autre sens, km/h en nœuds, il suffit de diviser par deux.)

La météo promettait d'être belle donc j'ai posé deux jours pour voler.
Le problème, c'est qu'il y avait un vent à décorner les bœufs. Briefing très intéressant, avec la carte de météoFrance annonçant du sable et des révisions:
— De combien décale-t-on le point d'aboutissement (la construction du tour de piste) en cas de vent?
— 100 m pour 10 nœuds de vent.

— De combien est décalé le seuil de piste?
Personne ne savait répondre. On a vérifié: deux cents mètres. Jamais je n'aurais imaginé que c'était autant. (Il faut donc décaler le décalage, 150 mètres au-delà du seuil décalé).

Impossible d'aller bien loin, pas d'ascendance. Nous faisons des tours de pistes, je travaille mes atterrissages. Aucune chance d'être relâchée un jour comme celui-ci. Trop dangereux, trop impressionnant.

L'instructeur est pilote d'avion dans la marine. Il vient faire du planeur pendant ses vacances.
— Combien tu embarques de carburant dans ton zinc?
— 16 tonnes.

Discussion sur les jeunes. Moins d'apprentis pilotes, «je n'ai jamais vu le club désert comme ça pendant les vacances de Pâques».
— Voler ne fait plus rêver. Avant on avait huit cents candidats au concours pour entrer dans la marine, maintenant, on en a deux cents. Et ils se barrent au premier week-end d'astreinte pour aller dans le privé.
— Mais il y a aussi des astreintes, dans le privé!?
— Oui, mais ils sont payés double.

C'est le moment où je ne comprends plus. J'ai toujours l'impression que la jeune génération est plus idéaliste que nous, et à la fin, patatras, elle a juste l'air plus pragmatique.