Dimanche

- détartrage du fer inachevé (je le note car c'est un processus assez long au ocurs duquel j'ai commencé à brûler un torchon en lin — lin brut, héritage familial)
- car interrompue par des questions sur mon autre blog. J'avais dit à H. que je comptais le remettre en ligne en utilisant de l'IA ou une IA. Il s'est emparé de l'idée, a récupéré/sauvegardé la base de données en perdition et maintenant me pose des questions sur mes tags et catégories avant d'écrire ses prompts. Cinq ans après, je ne sais plus ce que j'ai fait. Surtout, je sais que je ne pourrai pas écrire sur RC avant vingt ans au moins, et que probablement alors mon cerveau sera de la sauce blanche, donc que tout cela est un peu vain. Essayons malgré tout.
- retrouvé des docs d'organisation de mon assoc d'aviron pour les utiliser pour l'assoc de planeur. Ces pilotes si rigoureux quand il s'agit de leurs machines sont totalement désorganisés pour la vie du club. Ils n'écrivent rien, n'archivent rien, n'ont aucune procédure, recommencent tout chaque année et perdent beaucoup de temps. Nous décidons à deux au téléphone des tarifs de concours, sans validation par l'ensemble du codir. Pour moi c'est lunaire. Le bilan dépasse tout de même les cinq cent mille euros (valeur des immobilisations).
- déplié cinq parachutes pour les mettre à sécher. Pliage prévu le week-end prochain.
- H. m'a déclaré qu'il continuerait le tai-chi quand il serait à la retraite car il ne veut pas gâcher ses grasses matinées. Je suis déçue car cela semblait avoir un profond effet sur lui (même si je ne sais pas lequel) et je comptais sur cela pour retarder son arthrose du dos. S'il laisse tomber, je vais y aller le mercredi soir de façon à libérer mes samedis pour voler, car c'est compliqué de faire tenir tai-chi et planeur et le reste en deux jours de week-end.

Meeting

Déjeuné avec une militante dont la naïveté à 33 ans m'effare. Elle est charmante, elle est marrante, elle vit au-dessus de chez ses parents dans un appartement appartenant à ses parents dans un bourg perdu de Seine-et-Marne. Ses parents vont me détester, je lui ai dit de s'échapper au plus vite de ce piège («reste ici, ça te fait des économies»). Celui-ci est déjà suffisamment refermé pour qu'ils ne supportent pas son absence deux ou trois semaines si elle part en vacances sans eux (ce fut le cas l'année dernière, mais pas cette année). Pendant ce temps, ils ont laissé le deux pièces de Melun à son frère, «il est bien moins installé que toi».
— Mais tu vas faire comment si tu ramènes un copain?
— Ah oui, c'est un problème.

Meeting de lancement de campagne de Gabriel Attal. A mon sens c'est un peu tôt. Il nomme clairement ses deux adversaires: RN et LFI. Je suis très satisfaite qu'il ne se contente pas de périphrases en essayant de ne déplaire à personne ou de plaire à tout le monde. On s'en fout de plaire à tout le monde, il s'agit de rassembler ceux qui pensent (à peu près, on ne sera jamais d'accord sur tout) comme nous.
4 priorités : école (et excellence); travail (et un salaire qui permet de vivre, pas de survivre); frontières (et Europe, immigration); IA (et innovation, recherche, avenir).
2 dettes à résorber : dette publique (relancer la productivité); dette écologique (économie et écologie doivent marcher de pair)
Une réforme en profondeur des retraites avec 1000 euros placés à chaque naissance pour la retraite plus de 60 ans plus tard et un mandat donné aux partenaires sociaux pour gérer, à l'image de ce qui existe pour les retraites complémentaires.

Je pensais rentrer dans des rues désertées pour cause de foot mais Paris, les métros, débordent malgré la chaleur. Dans le train, un garçonnet de quatre ans fait un bruit épouvantable tout le trajet — il joue, il s'amuse, il rit, rien de désagréable, mais qu'il est bruyant!

Pendant ce temps, H. et les ouvriers ont totalement démonté la terrasse.

travaux


Ce soir le PSG a gagné pour la deuxième année consécutive la ligue des champions.

Premier vol

Vu le chat qu'il ne faut pas laisser entrer. Il dort toute la journée sur une chaise dédiée.



(En réalité la règle n'est pas si stricte: il s'agit simplement de ne pas le laisser seul dans la cuisine pour ne pas qu'il vole. Commentaire de H.:«tout le monde vole, chez toi».)

Le dimanche, il n'y a pas réellement d'activité sur la base (les salariés sont absents), mais il y a toujours un chef pilote, de jeunes remorqueurs et la demoiselle de la tour de contrôle (demoiselle très demoiselle: une vingtaine d'années, sans doute en stage ou service civique).

Routine : briefing à 9h45, («à quelle heure voulez-vous décoller?»), préparation des machines, déjeuner, vol, nettoyage des machines, dîner, retour aux chambres.

Les prévisions météo sont si mauvaises que nous décidons de voler aujourd'hui, pour les nouveaux arrivants (Matthieu et moi) aient volé au moins une fois cette semaine (encourageant). Vol d'environ deux heures vers le lac de Sainte-Croix. Yves qui pilote (commandant de bord: c'est lui le responsable du vol puisque je ne suis pas brevetée) est inquiet: «tu n'es pas malade? Tu as fait des longs vols depuis le début de la saison?»
Matthieu vole ensuite avec Yves. Michel ronge son frein: comme il n'est «lâché montagne » que tout récemment et qu'il n'y a pas d'instructeur dans notre groupe pour le superviser, il ne peut pas voler en solo. Il restera au sol aujourd'hui.

Noël (pilote instructeur) arrive demain. Vu la météo, je me demande si cela vaut la peine qu'il se déplace (deux à trois heures de route).
Le soir, repas dans une pizzéria. L'ambiance est au beau fixe, pluie ou pas: en planeur, la météo fait partie des risques, nous l'acceptons avec philosophie.

Descente vers Saint-Auban

Impression d'une étiquette de colis postal dans le but d'envoyer un paquet durant cette semaine.
Valise en reprenant mes notes de l'année dernière (heureusement, sinon j'aurais emmené moins de tee-shirts, plus de pulls). J'emmène des Country store (céréales de Kellogs) que j'ai commandées sur Amazon car introuvables en magasin et un litre de lait.
Matthieu passe me prendre à dix heures et nous roulons toute la journée. Il fait gris.
Cette année nous ne descendons pas à Sisteron mais à Saint-Auban, au centre national de vol en planeur. C'est plus officiel, moins amical, mais sans doute mieux pour progresser.

Courses dès notre arrivée. Six bouteilles de coca d'un demi-litre (souvenir du ski) et trois pots de nooddles.
Affichette sur la porte du bâtiment : ne pas faire entrer le chat (mais nul chat à l'horizon). Chambre telle une chambre de Cité U. Blanche, propre, tranquille.
Pastis et couscous à l'Aérodyne, le restaurant de l'aérodrome. Pas de bol, il sera fermé toute la semaine, non pour partir en vacances, mais pour travailler tranquille (ranger, récurer, faire l'administratif).
La semaine s'annonce mal, très pluvieuse. Le stage ne commence officiellement que lundi: ici les instructeurs et administratifs sont salariés et non bénévoles, le rythme de la plateforme est donc inversé. Présentation de l'aérodrome par les pilotes d'Episy qui sont présents depuis une semaine. Saint-Auban est le dernier champ d'aviation de France, c'est-à-dire que c'est un champ, sans piste définie. On décolle sur trois ou quatre bandes en dur, mais on atterrit comme on veut en fonction du vent.

Tard dans la nuit des jeunes alcoolisés jouent aux boules sous la fenêtre. Je regarde une heure de Shoah sur Arte, avec surprise, car je ne reconnais pas le montage (l'ordre des séquences) dont je me souvenais.
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