Campagne
Par Alice, dimanche 16 août 2026 à 22:37 :: 2026 :: rss
On appelle campagne les vols où l’on quitte le local.
On appelle local les vols qui permettent à tout moment de rejoindre à tout moment de rejoindre son aérodrome (sa plateforme) d’origine.
Le local dépend de la finesse du planeur, c’est-à-dire de sa capacité théorique à planer (indiquée par le constructeur) et du niveau du pilote, du nombre d’erreurs qu’il va commettre qui vont contrecarrer l’aptitude naturelle du planeur à planer.
La finesse est le nombre de kilomètres parcourus en ligne droite pour descendre de cent mètres.
On demande aux élèves « lâchés solo » de travailler en finesse 10, c’est-à-dire que pour s’éloigner de dix kilomètres il leur faut atteindre mille quatre cents mètres (mille mètres + quatre cents pour le tour de piste (l’atterrissage))
Aujourd’hui je suis partie pour la première fois en campagne avec un instructeur. Nous avons travaillé en finesse 20 (donc deux kilomètres pour descendre de cent mètres) en passant en local d’un aérodrome à l’autre (en calculant la bascule d’un local à l’autre: s'il y a 27 km entre deux aérodromes, à quelle distance du premier passerons-nous en local du deuxième, quelle est l’altitude minimale à atteindre? Arrondir à 28 parce que c'est plus facile; diviser par deux 14; finesse 20, 700 mètres; plus 400m pour le tour de piste; plus l'altitude de l'aérodrome visé)
Trouver les bons nuages, centrer la pompe (l’ascendance), regarder sa carte, identifier villes et villages et points remarquables, (comment reconnaît-on une autoroute? c’est la route avec le plus de camions), vérifier qu’on est toujours en local d’un aérodrome (une «vache aéro» permet d’être remis en vol facilement.)
A deux reprises nous avons dû faire demi-tour vers l’aérodrome que nous venions de quitter car nous n’avons pas trouvé de pompe suffisamment porteuse pour atteindre l’altitude nécessaire à la transition vers le suivant.
Nuages et paris. Arriverons-nous au bout, rentrerons-nous chez nous? C’est beau, c’est risqué, ça utilise toutes les ressources du cerveau, ça ne permet de penser à rien d’autre. Intensité de l’instant.
Episy, Buno, Pithiviers, Montargis, pointe vers la Loire mais impossible de l’atteindre car il pleut, local de Joigny (ie, altitude suffisante pour atteindre l’aérodrome), Sens, Moret.
Je pose le planeur en arrondissant trop haut, après avoir tourné trop tôt en base. Je suis trop impatiente, je ne sais pas attendre. Il me faut apprendre à supporter une, deux, trois secondes d’attente de plus, de ligne droite de plus, de descente de plus.
On appelle local les vols qui permettent à tout moment de rejoindre à tout moment de rejoindre son aérodrome (sa plateforme) d’origine.
Le local dépend de la finesse du planeur, c’est-à-dire de sa capacité théorique à planer (indiquée par le constructeur) et du niveau du pilote, du nombre d’erreurs qu’il va commettre qui vont contrecarrer l’aptitude naturelle du planeur à planer.
La finesse est le nombre de kilomètres parcourus en ligne droite pour descendre de cent mètres.
On demande aux élèves « lâchés solo » de travailler en finesse 10, c’est-à-dire que pour s’éloigner de dix kilomètres il leur faut atteindre mille quatre cents mètres (mille mètres + quatre cents pour le tour de piste (l’atterrissage))
Aujourd’hui je suis partie pour la première fois en campagne avec un instructeur. Nous avons travaillé en finesse 20 (donc deux kilomètres pour descendre de cent mètres) en passant en local d’un aérodrome à l’autre (en calculant la bascule d’un local à l’autre: s'il y a 27 km entre deux aérodromes, à quelle distance du premier passerons-nous en local du deuxième, quelle est l’altitude minimale à atteindre? Arrondir à 28 parce que c'est plus facile; diviser par deux 14; finesse 20, 700 mètres; plus 400m pour le tour de piste; plus l'altitude de l'aérodrome visé)
Trouver les bons nuages, centrer la pompe (l’ascendance), regarder sa carte, identifier villes et villages et points remarquables, (comment reconnaît-on une autoroute? c’est la route avec le plus de camions), vérifier qu’on est toujours en local d’un aérodrome (une «vache aéro» permet d’être remis en vol facilement.)
A deux reprises nous avons dû faire demi-tour vers l’aérodrome que nous venions de quitter car nous n’avons pas trouvé de pompe suffisamment porteuse pour atteindre l’altitude nécessaire à la transition vers le suivant.
Nuages et paris. Arriverons-nous au bout, rentrerons-nous chez nous? C’est beau, c’est risqué, ça utilise toutes les ressources du cerveau, ça ne permet de penser à rien d’autre. Intensité de l’instant.
Episy, Buno, Pithiviers, Montargis, pointe vers la Loire mais impossible de l’atteindre car il pleut, local de Joigny (ie, altitude suffisante pour atteindre l’aérodrome), Sens, Moret.
Je pose le planeur en arrondissant trop haut, après avoir tourné trop tôt en base. Je suis trop impatiente, je ne sais pas attendre. Il me faut apprendre à supporter une, deux, trois secondes d’attente de plus, de ligne droite de plus, de descente de plus.



Commentaires
1. Le jeudi 20 août 2026 à 11:54, par Matoo
2. Le jeudi 20 août 2026 à 11:54, par Matoo
3. Le jeudi 20 août 2026 à 21:39, par Alice
4. Le jeudi 20 août 2026 à 23:10, par Matoo
5. Le vendredi 21 août 2026 à 08:42, par Alice
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