Alice du fromage

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Billets qui ont 'Beyrouth' comme ville.

mercredi 30 mars 2011

Pour parler de mathématiques

J'avais commencé un billet sur Incendies, mi-février, qui parlait de Beyrouth et de l'influence de Jackie Kennedy sur mon goût pour les robes droites sans manche. J'ai abandonné, trop de pathos.

Ce billet en hommage à John Milnor me permet d'y revenir cependant, pour citer deux moments, citer de mémoire, tout de travers, mais citer malgré tout.

Premier moment : discours d'un homme qui dit à peu près : «Pour le commun des mortels, les mathématiques sont le monde de l'exactitude, de la précision. Vous allez entrer dans un monde où rien n'est certain, vous passerez des nuits à chercher votre chemin. Bienvenue dans le monde de la solitude, bienvenue dans le monde des mathématiques pures.»

Deuxième moment, un jeune notaire libanais et un vieux notaire canadien discutent:
— S'ils nous avaient confié tout ça, on n'en serait pas là!
— La profession de notaire n'existe que depuis mille ans, Simon.
— C'est bien ce que je dis. Si on avait été là depuis le début, depuis Noé,…

L'honneur des notaires, de la profession de notaire. Ce n'est pas si courant de trouver un hommage à cette profession.

C'est très à peu près. Et non, ce n'est pas l'essentiel du film. L'essentiel du film, je ne sais pas bien ce que c'est. Une tragédie grecque puissance dix. Sans morale. Il n'y a pas de morale dans les tragédies grecques. Juste soi-même à reconstruire comme on peut. Vivre avec la vérité, alors que cela aurait été si simple dans le mensonge. Le rôle de la jeune fille. Antigone.

dimanche 7 février 2010

Samedi soir

Beau texte d'Oscarine Bosquet, Participe présent, mésanges et Rosa Luxembourg. J'écoute la voix dans la pénombre, douce et obstinée.

Puis Simone, qui est Simone, « C'est toi l'Arabe », sa voix rauque et chantante qui me rappelle une amie de ma mère, j'apprends que Joseph était merveilleusement beau et qu'il aurait bien pu coucher avec la femme de Putiphar, puisqu'après tout les douze commandements n'existaient pas encore (ce qui me paraît aussi magiquement absurde que d'imaginer qu'avant Newton, les pommes flottaient dans les airs). Dans une version de l'histoire, Joseph finit par prendre la femme de Putiphar en pitié, elle qui l'aura aimé toute sa vie. Ils ont cent ans tous les deux. « Comment tu veux élever des enfants avec une histoire pareille ? »

« Mon gynéco m'a dit : moi, j'ai coché la case garçon. » (C'est une bonne idée, désormais j'en ferai autant.)
« Comment ça tu es fan de TrucMuche? Il faut te défaner. »

Connais-je davantage Marie que Bernard, que dire des affinités immédiates, irraisonnées? Nous avons en commun quelques livres lues, c'est déjà ça.
La théière oblongue de Simone ressemble moitié à un char, moitié à un canard, mais nul ne l'a vue.
Elle aurait dû garder mes boucles d'oreilles, elles lui allaient très bien, et si j'avais été sûre qu'elle les portât, cela m'aurait fait plaisir.

Marie a oublié notre projet d'échange culturel. Zut alors. D'un autre côté, le titre de mon billet de septembre 2008, dont je ne me souvenais plus, montre que je ne me faisais pas beaucoup d'illusions.


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Dimanche

Pas grand chose à raconter, ou alors ma vie. Peut-être qu'un blog sert à ça, possible. Marché, jardin, rien de palpitant. M'enfin bon, s'il fallait attendre du palpitant pour écrire. Pas envie d'y retourner demain. Il faudrait réussir à écrire d'épaisses couches de rien pour pouvoir cacher quelques éclats de réel à des endroits où personne n'aurait le courage d'aller les chercher. Mais cela prendrait beaucoup de temps.
Continué les tas de feuilles. Presque plus de gazon, plus que de la mousse. Pourquoi les gens râlent-ils contre la mousse, c'est pourtant pratique, plus besoin de tondre.
Une épine dans l'index gauche, impossible de la fixer, ma vue se trouble.

mercredi 17 septembre 2008

Promesse d'ivrognes

Marie m'emmène à Beyrouth et je lui montre les beautés de Vierzon.

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