Alice du fromage

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Billets qui ont 'SNCF' comme nom propre.

vendredi 9 août 2013

Vendredi

Matin :
Je vais dire du bien pour une fois: les guichets de la SNCF de La Défense sont un modèle de gentillesse et de compétence.

Midi :
— Le mieux que j'ai vu, c'est un formulaire avec une case à cocher pour "Je certifie que je suis bien vivant".
— Et il y avait une case à cocher si tu étais mort?

Soir :
Je rejoins les enfants à Austerlitz. Départ pour Blois.

jeudi 13 juin 2013

Nervosité

Grève sur la ligne D. Les gens sont agressifs comme je ne les ai pas vus depuis longtemps, eux qui avaient tendance à rire et plaisanter pour supporter les "bêtises" de la SNCF (c'est vraiment comme cela que je le ressens: des bêtises, des caprices d'enfants gâtés; et les plaisanteries comme cette âme "bien française" dont parle autant Proust que San-Antonio). Est-ce le mauvais temps, les mauvaises nouvelles, la crise, certains se seraient écharpés («Monsieur, vous appuyez sur mon bras»). Un instant à gare de Lyon, j'ai cru que quelqu'un allait être écrasée par la foule, j'ai entendu crier.

Puis rien.

Le pire, c'est que je sais que si un tel drame survenait, toute grève serait suspendue pour quelques semaines.

mardi 28 septembre 2010

Je craque

Je me demande combien de personnes, devant un "paquet abandonné" (boîte à chaussures, sac plastique) sur une chaise sur un quai, se dit: «Tant pis, ras le bol, je préfère exploser que prendre encore deux, trois heures de retard, être compressé, je préfère en finir, je préfère tout plutôt qu'obéir à leurs injonctions alors qu'en temps normal "ils" (la RATP, les agents de la RATP, la SNCF) se tapent de nous comme de l'an 40. Qu'on explose, ça leur donnera un sujet de conversation, un sujet de désolation hypocrite» (parce qu'ils n'en ont rien à cirer, de ce que nous pouvons devenir, il faut tout de même se rendre à l'évidence). (Et puis ça m'évitera de payer leur retraite pendant les vingt-cins ans à venir, idée qui m'insupporte au plus haut point: que mes cotisations sociales servent à tout le monde, sauf aux agents de la RATP et de la SNCF!!)

Je crois que les grèves des transports me rendent vraiment furieuse. A la place des terroristes je choisirais un jour comme ça, un jour où les trains sont si pleins qu'on ne peut plus y monter, un jour où il n'y a plus de petits bonhommes verts pour nous dire de ne pas marcher au bord du quai (ce qui me donne envie de sauter, rien que pour les emm*** ), un jour où il y a tant de monde, tant de stress, que plus personne ne fait attention à rien, que les tourniquets sont ouverts, un jour où les "usagers" sont vraiment usagés, traités comme des kleenex, jetables et remplaçables.

mardi 22 décembre 2009

Transports

La veille au soir (le lundi, donc), vous avez choisi votre train, 9h21 pour Blois.

Dans la soirée, vous êtes alertée par un commentaire d'une amie FB qui semble avoir beaucoup de mal à rejoindre Orléans. Vous vous souvenez alors de cet article que vous avez lu par-dessus l'épaule de votre voisin, de ce RER déraillé dimanche et des gens rentrés chez eux à minuit...

Le matin, donc, vous décidez de vérifier si le train circule. Informations contradictoires entre deux pages de la SNCF, le site infolignes qui proclame qu'aucun train ne part de la gare d'Austerlitz, et le zoom sur la région ouest (qui ne s'ouvre que dans Firefox et pas dans Safari) qui annonce que les trains circulent normalement, avec un bandeau rouge nous assurant que les informations cette page prennent en compte les informations données par ailleurs (autrement dit, qu'elles sont les plus fiables).

8h20, Rer D; 8h40 gare de Lyon; vous traversez à pied (très pratique), gare d'Auterlitz à 9h00 pour un départ à 9h21: le temps d'acheter tranquillement un billet et d'installer confortablement votre fille dans un wagon.
Sauf qu'il n'y a pas de train. Deux personnes devant vous sont en train de se renseigner, les employés de la SNCF sont très aimables (vraiment), prendre le bus 24, aller à la gare de Bercy, il y aura des bus, des navettes pour Les Aubrais, puis un train pour Blois à partir des Aubrais...

Et donc bus 24, ça sent le fromage, gare de Bercy, inhospitalière, sans café ni brasserie ni relais H. La navette s'avère être un train et non un car, et elle vient juste de partir (à 9h25). La suivante est à 10h. Vous abandonnez votre fille dans la gare pour aller travailler, pas trop inquiète, l'aventure c'est l'aventure, comment aller à Blois en passant par Strasbourg, ça lui fera un souvenir... (Elle arrivera finalement à 13 heures).

Vous retournez à pied gare de Lyon. Tous les escalators sont immobiles, vous croisez des familles ou des femmes seules accompagnées de bouts de chou, chacun sa valise ou son sac à roulettes, comment vont-ils monter les escaliers, vous ne pouvez pas aider tout le monde. Vous prenez le RER A (en grève) jusqu'à la Défense, puis choisissez de prendre le métro de la ligne 1 sur une station pour aller plus vite qu'à pied.
Les quais du métro sont désormais vitrés pour éviter les suicides. Il y a donc deux jeux de portes, celui de la rame et celui du quai.
Le signal sonore retentit, les portes se ferment... se rouvrent... se ferment... se rouvrent... se ferment... se rouvrent... se ferment.
Une station plus loin, elles ne s'ouvrent plus, vous ne pouvez plus descendre de la rame.

C'est à ce moment-là que je me suis mise à rire de bon cœur.

samedi 24 janvier 2009

Le train diabolique

J'aimerais bien connaître le marketeur fou qui a inventé un TGV mettant onze heures à faire Nice-Paris, de nuit (20h38 - 7h40).

Ce n'est pas un train couchette, ce n'est pas un train rapide, ce n'est pas un train où l'on peut s'allonger, ce n'est pas un train où l'on peut éteindre les lumières (mais certains compartiments sont éteints — au bon gré du contrôleur qui déclare l'extinction des feux — et l'heure du lever (vers 6 heures, même s'il aurait pu laisser les gens somnoler une heure de plus puisque le train avait une heure de retard)).

J'étais furieuse.
Curieusement, ma jambe gauche ne s'en remet pas.

A Marseille où nous restons immobilisés en gare une heure, je tente de capter le wifi de la gare: payant.


PS: le truc, pour ceux que ça intéresse, c'est de chercher un Nice-Paris Austerlitz.
Ne jamais sélectionner Paris gare de Lyon pour les départs tard le soir, sauf pour les trains internationaux.
Les billets et commentaires du blog Alice du fromage sont utilisables sous licence Creatives Commons : citation de la source, pas d'utilisation commerciale ni de modification.