Billets qui ont '2026-06-25' comme date.

AG, de nouveau

Pour la première fois, j'ai dormi au rez-de-chaussée. La température ne descend plus en dessous de 28 degrés, même la nuit. Tout est chaud, le bois est chaud, l'escalier est chaud, le carrelage est tiède.


L'assemblée générale de juin est destinée à présenter les résultats, celle de novembre à voter les cotisations de l’année suivante. Parce que nous nous y sommes pris trop tard pour réserver notre amphithéâtre habituel, nous nous retrouvons à la Maison internationale de Saint François d’Assise. Très bien pour une entité de petite taille, avec une solution originale de traiteur.
Mavrommatis sur le même trottoir, librairie Le Divan en face (est-ce celle de St-Germain-des-Près?).

J’y passe après l’AG. Un jeune homme veut emmener trois livres à Singapour, le libraire lui conseille Simon Leys, le Studio de l'inutilité, le jeune homme est parti sur Les trois Mousquetaires (il compare les éditions, la mise en page). J’écoute le libraire, ses conseils me plaisent, je me demande lesquels je donnerais à sa place. C’est si difficile de viser le bon niveau, de faire envie sans décourager.

Je ne sais pas si c’est la chaleur, mais je me lâche.

Ryszard Kapuscinski, D’une guerre l’autre
Sergueï Dovlatov (celui qui disait que même apocryphe, une citation est significative, on ne prête pas les mêmes actions ou paroles à Dostoïevski qu'à Tolstoï), L’étrangère et La valise
Antonio Lobo Antunes, dictionnaire du langage des fleurs
Karl Kraus, Troisième nuit de Walpurgis
Joseph Kessel, Jugements derniers
Simon Leys, Orwell ou l’horreur de la politique

Absolument en nage durant le cours de pilates, transpirante comme dans un sauna.
Assise dans le train de 19h32. Il ne part pas. Nous l’évacuons. Le 19h44 est supprimé. Le 20h16 part lentement.
Nous avons planifié des « alertes rouges » pour les humains, nous nous inquiétons pour la faune et la flore. Nous n’avions pas prévu que le métal et l’électronique crieraient grâce.

Les Misérables

lecteur des Misérables ligne R


Chapitre Cosette.
C'était mon voisin immédiat, cadrage volé difficile.

J’ai lancé un Save the date pour mes 60 ans. Je veux faire une cousinade à Rodez puisque tous mes cousins vivent autour ou dans l’Aveyron.

Trois heures entre 2000 et 3000 mètres

9h15 : Matthieu passe me chercher et pour une fois accepte un café. Discussion sur la cybersécurité.
9H45 : Club. 28 degrés dans la salle de parachute. Début du pliage du dernier Spekon. Gaby passe la tête (c’est un plieur instructeur en poste à l’étranger toute l’année, donc indisponible pour le club) et nous donne des repères utiles: «ici, ça doit arriver au ras du changement de couleur, tandis que là, c’est dedans, avec les coutures qui font un bourrelet».

A table, discussion: il n’existe pas véritablement de normes de pliage pour les parachutes de sauvetage. La législation est confuse, les instructeurs délivrent des numéros de plieurs qui ne sont pas nationaux — mais il n’y a pas de registre national. Depuis quelques années, le parachute n’est plus obligatoire en planeur. La question devient donc : vaut-il mieux pour un club ne pas avoir de parachute qu’en mettre un au risque qu’en cas d’accident, on vous reproche qu’il soit mal plié ou plus aux normes?

En piste. Ma voisine fait un baptême, son époux n’est pas rassuré. J’espère qu’elle va s’inscrire.

Il fait si chaud qu’à deux reprises, il faut laisser refroidir le moteur de l'avion remorqueur. Je foire mon remorqué (ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé) et je me déconcentre à l’atterrissage. Ça m’agace.
Entre les deux, beau vol, trois heures entre 2000 et 3000 mètres. J’aurais dû emmener de l’eau et quelque chose à manger; vers la fin je me suis réveillée en sursaut à deux reprises. Epuisement insidieux dû à la chaleur, d'où mon atterrissage loupé, aussi. (Enfin, un peu loupé, je veux dire qu'il n'était pas suffisamment dans la norme pour que je sois "relâchée" (solo), ce qui est mon but).

Le radio-réveil s'est mis en grève quelque part dans la journée et indique fixement 8h08 — il fait trop chaud. Je le débranche. J'espère qu'il rescussitera quand il fera meilleur: il a plus de quarante ans, c'est le plus vieil appareil électronique de la maison, j'y suis attachée.

radio-réveil en PLS

Soir. Cette nuit devrait être la dernière où la température baisse; on nous annonce une canicule pour les jours à venir (ie, une température qui ne descend plus la nuit).

Télétravail à temps partiel

Marché à neuf heures (pastèque, tomates, fraises, pad thaï au poulet), piscine à midi. Impossible de retrouver mon pince-nez et mon bonnet (mais qu’est-ce que j’en ai fait, il n’y a pourtant pas beaucoup d’endroits où ils peuvent être. Avais-je constitué un « sac de piscine »? Ou sont-ils en vrac dans un tiroir?); donc j’en rachète à trois et quatre euros au distributeur de la piscine (ces prix me laisseront toujours stupéfaite). Les horaires d'ouverture ont été étendus sans interruption jusqu’à huit heures (au lieu d’une coupure entre deux et six heures). Il faut bien occuper les enfants, beaucoup d’écoles sont fermées.
Je nage une demi-heure et je rentre.

L’après-midi je m’installe au rez-de-chaussée pour travailler.

Le soir, nous avions l’intention, Matthieu et moi, de plier le dernier parachute. Il habite plus loin du club que moi, je lui envoie un sms: «veux-tu que j’aille faire un tour au club à 16:30 pour aérer? La limite pour plier est 30 degrés. Inutile que tu fasses des km si les conditions ne sont pas réunies.»
Comme je l'anticipais, impossible de plier: 32 degrés et 20% d’humidité dans la salle de pliage.

Cependant je ne suis pas passée au club pour rien. Je suis interpelée de toutes parts pour des problèmes de compta et d’organisation d’un événement en juillet. Je distribue par ailleurs des affiches «Ça plane pour elles», une tentative de la fédération de motiver le public féminin.
Bref, je m’occupe et ne vois pas le temps passer. Quand je rentre, H. fait la tête. Mon absence n’est qu’un prétexte: en réalité, je finis par démêler que suite à une mauvaise manip, il a perdu une partie de son travail de l’après-midi. Nous allons dîner au Masu à Fontainebleau.
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