Billets qui ont 'parachute' comme mot-clé.

Trois heures entre 2000 et 3000 mètres

9h15 : Matthieu passe me chercher et pour une fois accepte un café. Discussion sur la cybersécurité.
9H45 : Club. 28 degrés dans la salle de parachute. Début du pliage du dernier Spekon. Gaby passe la tête (c’est un plieur instructeur en poste à l’étranger toute l’année, donc indisponible pour le club) et nous donne des repères utiles: «ici, ça doit arriver au ras du changement de couleur, tandis que là, c’est dedans, avec les coutures qui font un bourrelet».

A table, discussion: il n’existe pas véritablement de normes de pliage pour les parachutes de sauvetage. La législation est confuse, les instructeurs délivrent des numéros de plieurs qui ne sont pas nationaux — mais il n’y a pas de registre national. Depuis quelques années, le parachute n’est plus obligatoire en planeur. La question devient donc : vaut-il mieux pour un club ne pas avoir de parachute qu’en mettre un au risque qu’en cas d’accident, on vous reproche qu’il soit mal plié ou plus aux normes?

En piste. Ma voisine fait un baptême, son époux n’est pas rassuré. J’espère qu’elle va s’inscrire.

Il fait si chaud qu’à deux reprises, il faut laisser refroidir le moteur de l'avion remorqueur. Je foire mon remorqué (ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé) et je me déconcentre à l’atterrissage. Ça m’agace.
Entre les deux, beau vol, trois heures entre 2000 et 3000 mètres. J’aurais dû emmener de l’eau et quelque chose à manger; vers la fin je me suis réveillée en sursaut à deux reprises. Epuisement insidieux dû à la chaleur, d'où mon atterrissage loupé, aussi. (Enfin, un peu loupé, je veux dire qu'il n'était pas suffisamment dans la norme pour que je sois "relâchée" (solo), ce qui est mon but).

Le radio-réveil s'est mis en grève quelque part dans la journée et indique fixement 8h08 — il fait trop chaud. Je le débranche. J'espère qu'il rescussitera quand il fera meilleur: il a plus de quarante ans, c'est le plus vieil appareil électronique de la maison, j'y suis attachée.

radio-réveil en PLS

Soir. Cette nuit devrait être la dernière où la température baisse; on nous annonce une canicule pour les jours à venir (ie, une température qui ne descend plus la nuit).

Dimanche

- détartrage du fer inachevé (je le note car c'est un processus assez long au ocurs duquel j'ai commencé à brûler un torchon en lin — lin brut, héritage familial)
- car interrompue par des questions sur mon autre blog. J'avais dit à H. que je comptais le remettre en ligne en utilisant de l'IA ou une IA. Il s'est emparé de l'idée, a récupéré/sauvegardé la base de données en perdition et maintenant me pose des questions sur mes tags et catégories avant d'écrire ses prompts. Cinq ans après, je ne sais plus ce que j'ai fait. Surtout, je sais que je ne pourrai pas écrire sur RC avant vingt ans au moins, et que probablement alors mon cerveau sera de la sauce blanche, donc que tout cela est un peu vain. Essayons malgré tout.
- retrouvé des docs d'organisation de mon assoc d'aviron pour les utiliser pour l'assoc de planeur. Ces pilotes si rigoureux quand il s'agit de leurs machines sont totalement désorganisés pour la vie du club. Ils n'écrivent rien, n'archivent rien, n'ont aucune procédure, recommencent tout chaque année et perdent beaucoup de temps. Nous décidons à deux au téléphone des tarifs de concours, sans validation par l'ensemble du codir. Pour moi c'est lunaire. Le bilan dépasse tout de même les cinq cent mille euros (valeur des immobilisations).
- déplié cinq parachutes pour les mettre à sécher. Pliage prévu le week-end prochain.
- H. m'a déclaré qu'il continuerait le tai-chi quand il serait à la retraite car il ne veut pas gâcher ses grasses matinées. Je suis déçue car cela semblait avoir un profond effet sur lui (même si je ne sais pas lequel) et je comptais sur cela pour retarder son arthrose du dos. S'il laisse tomber, je vais y aller le mercredi soir de façon à libérer mes samedis pour voler, car c'est compliqué de faire tenir tai-chi et planeur et le reste en deux jours de week-end.
Les billets et commentaires du blog Alice du fromage sont utilisables sous licence Creatives Commons : citation de la source, pas d'utilisation commerciale ni de modification.