Trois heures entre 2000 et 3000 mètres
Par Alice, dimanche 21 juin 2026 à 23:42 :: 2026
9h15 : Matthieu passe me chercher et pour une fois accepte un café. Discussion sur la cybersécurité.
9H45 : Club. 28 degrés dans la salle de parachute. Début du pliage du dernier Spekon. Gaby passe la tête (c’est un plieur instructeur en poste à l’étranger toute l’année, donc indisponible pour le club) et nous donne des repères utiles: «ici, ça doit arriver au ras du changement de couleur, tandis que là , c’est dedans, avec les coutures qui font un bourrelet».
A table, discussion: il n’existe pas véritablement de normes de pliage pour les parachutes de sauvetage. La législation est confuse, les instructeurs délivrent des numéros de plieurs qui ne sont pas nationaux — mais il n’y a pas de registre national. Depuis quelques années, le parachute n’est plus obligatoire en planeur. La question devient donc : vaut-il mieux pour un club ne pas avoir de parachute qu’en mettre un au risque qu’en cas d’accident, on vous reproche qu’il soit mal plié ou plus aux normes?
En piste. Ma voisine fait un baptême, son époux n’est pas rassuré. J’espère qu’elle va s’inscrire.
Il fait si chaud qu’à deux reprises, il faut laisser refroidir le moteur de l'avion remorqueur. Je foire mon remorqué (ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé) et je me déconcentre à l’atterrissage. Ça m’agace.
Entre les deux, beau vol, trois heures entre 2000 et 3000 mètres. J’aurais dû emmener de l’eau et quelque chose à manger; vers la fin je me suis réveillée en sursaut à deux reprises. Epuisement insidieux dû à la chaleur, d'où mon atterrissage loupé, aussi. (Enfin, un peu loupé, je veux dire qu'il n'était pas suffisamment dans la norme pour que je sois "relâchée" (solo), ce qui est mon but).
Le radio-réveil s'est mis en grève quelque part dans la journée et indique fixement 8h08 — il fait trop chaud. Je le débranche. J'espère qu'il rescussitera quand il fera meilleur: il a plus de quarante ans, c'est le plus vieil appareil électronique de la maison, j'y suis attachée.

Soir. Cette nuit devrait être la dernière où la température baisse; on nous annonce une canicule pour les jours à venir (ie, une température qui ne descend plus la nuit).
9H45 : Club. 28 degrés dans la salle de parachute. Début du pliage du dernier Spekon. Gaby passe la tête (c’est un plieur instructeur en poste à l’étranger toute l’année, donc indisponible pour le club) et nous donne des repères utiles: «ici, ça doit arriver au ras du changement de couleur, tandis que là , c’est dedans, avec les coutures qui font un bourrelet».
A table, discussion: il n’existe pas véritablement de normes de pliage pour les parachutes de sauvetage. La législation est confuse, les instructeurs délivrent des numéros de plieurs qui ne sont pas nationaux — mais il n’y a pas de registre national. Depuis quelques années, le parachute n’est plus obligatoire en planeur. La question devient donc : vaut-il mieux pour un club ne pas avoir de parachute qu’en mettre un au risque qu’en cas d’accident, on vous reproche qu’il soit mal plié ou plus aux normes?
En piste. Ma voisine fait un baptême, son époux n’est pas rassuré. J’espère qu’elle va s’inscrire.
Il fait si chaud qu’à deux reprises, il faut laisser refroidir le moteur de l'avion remorqueur. Je foire mon remorqué (ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé) et je me déconcentre à l’atterrissage. Ça m’agace.
Entre les deux, beau vol, trois heures entre 2000 et 3000 mètres. J’aurais dû emmener de l’eau et quelque chose à manger; vers la fin je me suis réveillée en sursaut à deux reprises. Epuisement insidieux dû à la chaleur, d'où mon atterrissage loupé, aussi. (Enfin, un peu loupé, je veux dire qu'il n'était pas suffisamment dans la norme pour que je sois "relâchée" (solo), ce qui est mon but).
Le radio-réveil s'est mis en grève quelque part dans la journée et indique fixement 8h08 — il fait trop chaud. Je le débranche. J'espère qu'il rescussitera quand il fera meilleur: il a plus de quarante ans, c'est le plus vieil appareil électronique de la maison, j'y suis attachée.

Soir. Cette nuit devrait être la dernière où la température baisse; on nous annonce une canicule pour les jours à venir (ie, une température qui ne descend plus la nuit).


