Billets qui ont 'sérivore' comme mot-clé.

Happiness

Journée de repassage (commencé hier) devant Happiness, une série coréenne intéressante qui mélange épidémie et simili-zombies (une rage qui donne soif de sang et se transmet par morsure).

Série après série se dessine une Corée aux strates sociales imperméables et méprisantes coiffées d'une caste de puissants intouchables.

Le couple-phare d'Happiness est dynamique, joyeux, touchant. Le confinement transforme un immeuble en théâtre de Cluedo et ses habitants en pions manipulables et rapaces. Chacun (ou presque) montre un égoisme ahurissant dans sa bêtise, car absolument contre-productif dans un objectif de survie.
Dernier point remarquable : l'insistance sur le fait que les malades sont des êtres humains et non des monstres. Une phrase d'un épisode paraît impliquer que les familles des malades du Covid ont été harcelées durant la pandémie. Il faudrait retrouver le passage pour vérifier.

VPN en Estonie

Encore du pointage et des mails pour l'association.

Toujours avec le VPN situé en Estonie, je finis la saison 1 de Dark winds et j'entame Yellowjackets. Il ne s'agit pas de gilets jaunes, mais des couleurs du maillot d'une équipe de foot de lycéennes. La particularité de la série, c'est que ses trois premières minutes commencent par une chasse à l'homme (à la jeune fille) dans la neige. Il vous reste ensuite neuf heures d'épisodes pour comprendre de quelle façon le récit va parvenir aux dernières minutes du pilote.

C'est dans le genre atroce, mais justement si atroce mais également si illogique que cela perd toute crédibilité (si vous vous crashez en avion entre deux villes des Etats-Unis, même en pleine nature à deux cents kilomètres de toute habitation, en marchant tout droit deux semaines, vous croisez forcément une route. Ou il suffit de suivre le premier ruisseau que vous croisez pour arriver à la mer). Cet illogisme permet de tenir l'horreur à distance.

C'est une série «Teenagers» musclée, a priori non diffusée en France.

Devinette triste

Monsieur et madame Lalalalalala ont perdu un fils.

David Soul est mort hier. 80 ans, pas si mal pour quelqu'un de malade depuis longtemps. Je me souviens d'une image émouvante de lui en fauteuil roulant poussé par Paul Michaël Glaser (comicon de mars 2017).
Alors vers la fin de la journée j'ai ressorti les DVD et j'ai lancé le pilote. J'ai regardé trois épisodes en bricolant je-ne-sais-quoi sur le canapé.

Starsky, Hutch et Huggy dans l'épisode pilote de la série


J'avais terminé le repassage dans la matinée.



Pour ceux qui ne connaissent pas la devinette:
Monsieur et madame Lalalalalala ont deux fils. Comment s'appellent-ils ?

Deux docteurs

Depuis mon retour, je me suis attaquée à des classiques jamais vus (au moins dix saisons chacun, ça devrait me faire un moment).

J'ai commencé avec le Dr House. J'aime le caractère du personnage principal et de l'équipe, chacun bien particularisé, j'aime tout particulièrement la directrice de l'hôpital et le jeu entre elle et le docteur insupportable, mais la structure toujours identique des épisodes (un malade dans un état critique, deux ou trois fausses pistes, des recherches dans la vie du patient (ou dans sa maison), un climax où l'on frôle la mort et soudain, l'épiphanie) m'a lassée. Difficile aussi de regarder ces épisodes sans penser aux remarques ironiques des twittos médecins — même ceux qui aiment la série.
J'y reviendrai sans doute car c'est bien fait, ça a la finition d'un épisode de Columbo.

Je suis passée à Dr Who. C'est le pied. Les meilleures séries sont toujours anglaises. J'ai l'impression de retomber en enfance: le kitsch, les situations rocambolesques, le sourire du docteur, Rose, les références que je connais pour les avoir rencontrées dans The Big Bang Théorie. C'est si régressif qu'il est possible que je tente ensuite la série originale de Stat Treck.

Fonctionnement inversé de la référence: normalement une référence consiste à être plusieurs à avoir lu ou vu ou entendu la même œuvre source. Puis quand un autre y fait référence, on le repère et on le comprend parce que justement on a vu l'œuvre source.
Ici, je reconnais dans l'œuvre source des éléments déjà vus, comme par exemple les Daleks, sans parler évidemment de la célèbre cabine téléphonique.
Je n'ai pas encore vu l'écharpe, mais ça ne saurait tarder.
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