Reprise des cours d'Antonio. Tous les muscles gagnés l'année dernière ont disparu, tout est à refaire. En sortant du cours, je constate avec surprise et sans surprise que mon épaule est décoincée. Ce prof va me faire gagner plusieurs années de mobilité dans ma vieillesse (oui, oui, j'y travaille dès maintenant.)

La bataille de Gaulle 2. Les premières minutes sont dignes de Mad Max 4, avec un autre parti pris musical.
— Il a tourné ça où? chuchoté-je à mon voisin.
— Au Maroc.
Je savais qu'il aurait regardé.

Le film donne l'impression que parfois, l'admiration et la reconnaissance entre militaires ont fait basculer l'histoire sans tenir compte des ordres politiques.
Quelques vérifications plus tard, il semble que tout est à peu près exact, mais compacté, la chronologie est parfois bouleversée. Il manque des grands noms (Malraux, Rol-Tanguy, etc); c'est de la vulgarisation donc de la simplification; c'est aussi une mise en tension dramatique, avec toujours une bonne nouvelle dans les moments où tout semble perdu, une mauvaise quand la situation tourne en faveur de de Gaulle.

Qui est Anthony Baudry?

Est-ce nous qui projetons nos convictions, ou la diffusion de ce film à ce moment précis du temps est aussi de la résistance anti-Trump?
Et que penser de la phrase de Churchill: «Chaque fois que j'aurais à choisir entre l'Europe et l'Amérique, je choisirai l'Amérique»? Je doute que Churchill aurait utilisé le terme «Europe» à l'époque, ou alors dans le sens traditionnel et non dans les sens politique, mais le sens profond résonne de façon très actuelle.
La dernière image, avec les silhouettes de Churchill et de Gaulle en ombre chinoise, m'a fait penser à Adenaueur et de Gaulle. Toutes ces années en Angleterre expliquent le rapprochement avec l'Allemagne, le recentrage vers l'Europe et surtout l'obsession de l'indépendance énergétique et militaire, le nucléaire, le Concorde, les porte-avions, les sous-marins, l'achat d'or contre le dollar (achevée en avril cette année: il n'y a plus d'or français aux Etats-Unis).