Croissants le matin, Casa Azul le midi (très bonne margarita, très bon restaurant mexicain de Fontainebleau). Ces derniers jours auront été à hautes calories (il faut que j'arrête l'alcool — mais c'est dur).

Comme nous sommes à deux pas d'un cinéma, je suggère d'aller voir un film. J'avais repéré la bande-annonce du Brutaliste. (Sur Facebook, je suis abonnée aux groupes "architecture brutaliste", "plaques d'égout à travers le monde" et "escaliers de la mort". Facebook ne sert plus qu'aux groupes — et à la pub, (presque) plus personne n'y écrit. C'est amusant, on assiste à un frémissement des blogs (Twitter et ses articles à rallonge, c'est très agaçant : pourquoi ne pas faire un blog?)).
Bref, je pensais voir un biopic d'un architecte inconnu (de moi. Pour info, ce n'est pas difficile, je ne connais que deux architectes, Le Corbusier et Jean Nouvel).

Ce n'est pas du tout cela. C'est l'histoire d'un architecte juif et hongrois qui arrive aux Etats-Unis après la guerre. J'ai cru à une success story («Regardez comme l'Amérique est grande et généreuse»), puis à une histoire de mea culpa américain («Regardez comme les riches sont avares et dépravés, incapables de vrai amour de l'art»), mais finalement la clé ou une clé founie à la fin est encore ailleurs, entre amour et camps d'extermination — mais de façon contradictoire, puiqu'on nous a fait miroiter un projet aux vastes dimensions pour finir par nous parler de la taille des cellules de Dachau ou Buchenwald.
Ou est-ce justement à cause de cette contradiction que le chantier se passe mal? N'aurais-je rien compris à ce qu'on nous a montré? C'est tout à fait possible.

Quoi qu'il en soit, c'est très long et l'image est très sombre, le tout très fatigant. C'était une mauvaise idée après la journée d'hier, nous aurions mieux fait de profiter de la très belle journée aux températures hors de saison.