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Piscine

Trente à quarante minutes de nage à l’ouverture de la piscine à 7 heures. Je suis seule, je regrette de ne pas avoir pris mes lunettes, j’aurais pu tenter le crawl (je n’essaie pas en public tant je me sens ridicule).

Boulot. Bien évidemment, une urgence (des réponses à un contrôle Urssaf) à 16h20, alors que je comptais partir à 16h30 pour le dernier cours de Tai Chi de l’année. Raté. Et pas de pilates le midi en me disant que piscine pilates tai chi consommaient trop de temps pour une seule journée. Moralité: mes devises «il ne faut pas attendre» et «tout ce qui est pris n’est plus à prendre» sont à appliquer en toutes circonstances.

Pendant ce temps, A. m’informe de la sortie de produits anniversaire pour les trente ans de la franchise Pokémon.

Vous assumez pleinement votre côté yang

Cette phrase suffit à vous apprendre que je suis retournée chez ma follingue de coiffeuse.

Puisque ma tante a annulé hier soir tard, j’avais une journée libre sans rien de planifié. Donc:
- ménage (aspirateur serpilière) au rez-de chaussée avant la chaleur (26 degrés). La construction de la terrasse a laissé de la sciure partout et il était devenu impossible de marcher pieds nus sur le carrelage froid, luxe bienvenu en ce moment.
- marché : pastèque, fraises, cerises, myrtilles, framboises, kiwis.
- sieste en attendant que la piscine ouvre (à 11h30)
- piscine. Nagé 600 mètres.
- soudain, sur une impulsion en voyant mes cheveux mouillés pendouillants : «et si j’allais chez le coiffeur?» Réservation sur Planity. Coupe à la Jamie Lee Curtis (assume-t-elle son côté yang?)
- bus pour Fontainebleau et cinéma, Vivaldi et moi. Joli, bien fait, mais un peu creux avec une fin totalement invraisemblable (que peut devenir une jeune fille orpheline seule dans Venise sinon une prostituée?)
- visio pour les premiers cadrages de la campagne présidentielle
- salade pastèque melon féta


H. rentre épuisé: le train n'avait pas de climatisation. «Le conducteur nous a dit que s'il mettait la clim en route, la loco allait cramer. A Moret, ils ont fait évacuer les voyageurs des deux dernières rames1 pour les tasser dans la première, et ils ont climatisé cette seule rame».



Note
1: Les trains se vident pour moitié à Melun, puis encore à Fontainebleau. Il devient dès lors possible de mettre tous les voyageurs dans une seule rame, surtout avec la motivation d'une clim.

Télétravail à temps partiel

Marché à neuf heures (pastèque, tomates, fraises, pad thaï au poulet), piscine à midi. Impossible de retrouver mon pince-nez et mon bonnet (mais qu’est-ce que j’en ai fait, il n’y a pourtant pas beaucoup d’endroits où ils peuvent être. Avais-je constitué un « sac de piscine »? Ou sont-ils en vrac dans un tiroir?); donc j’en rachète à trois et quatre euros au distributeur de la piscine (ces prix me laisseront toujours stupéfaite). Les horaires d'ouverture ont été étendus sans interruption jusqu’à huit heures (au lieu d’une coupure entre deux et six heures). Il faut bien occuper les enfants, beaucoup d’écoles sont fermées.
Je nage une demi-heure et je rentre.

L’après-midi je m’installe au rez-de-chaussée pour travailler.

Le soir, nous avions l’intention, Matthieu et moi, de plier le dernier parachute. Il habite plus loin du club que moi, je lui envoie un sms: «veux-tu que j’aille faire un tour au club à 16:30 pour aérer? La limite pour plier est 30 degrés. Inutile que tu fasses des km si les conditions ne sont pas réunies.»
Comme je l'anticipais, impossible de plier: 32 degrés et 20% d’humidité dans la salle de pliage.

Cependant je ne suis pas passée au club pour rien. Je suis interpelée de toutes parts pour des problèmes de compta et d’organisation d’un événement en juillet. Je distribue par ailleurs des affiches «Ça plane pour elles», une tentative de la fédération de motiver le public féminin.
Bref, je m’occupe et ne vois pas le temps passer. Quand je rentre, H. fait la tête. Mon absence n’est qu’un prétexte: en réalité, je finis par démêler que suite à une mauvaise manip, il a perdu une partie de son travail de l’après-midi. Nous allons dîner au Masu à Fontainebleau.

Pince-nez

Télétravail. Matin tôt (7h): promenade jusqu'à Saint Mammès le long du Loing. Il fait bon, une légère brume s'élève au-dessus de l'eau. Je dérange un ou deux canards. Il doit y avoir des nids. La route traverse un chantier naval destiné à la restauration des péniches avant de devenir un chemin. Les bureaux-hangars sont à gauche, le chantier à droite, côté Loing. Il y a toujours une énorme péniche en cale sèche en train d'être repeinte, j'aime beaucoup cet endroit. On passe tout petit le long de la coque en surplomb qui ne paraît tenir en équilibre sur d'énormes tréteaux que par quelques coins. Est-ce vraiment stable? Je rêve. Se reconvertir pour devenir peintre de coque? Trop tard, trop tard.

Je découvre qu'il est désormais interdit d'emprunter la route. Y a-t-il eu un accident? Trop de touristes? Trop d'enfants qui furètent? Les influenceuses qui ont rendu Moret à la mode (trending) en mai dernier sont-elles en train de changer nos vies, nous obliger à mettre des règles adaptées à une foule essentiellement citadine qui n'a aucune conscience du danger?

le Loing en revenant de Saint Mammès


Soir après le boulot (19h): piscine. Il y a longtemps que je voulais y retourner. Nous avons un bassin «nordique», c'est-à-dire un bassin extérieur chauffée par géothermie. Un gigantesque panneau à l'entrée explique que conserver ce bassin chauffé l'hiver ou le vider et le remettre en eau au printemps dépense la même énergie: il a donc été décidé de le conserver toute l'année.
Evidemment, ce qui me plaît, c'est l'idée de nager l'hiver, quand il fait nuit, dans les fumeroles. Evidemment je n'ai pas réussi à m'organiser une seule fois avant le changement d'heure.
Donc aujourd'hui je me suis inscrite et j'ai testé mon pince-nez, suggestion de mon chef tri-athlète pour contrer mon allergie au chlore. Le résultat est mitigé: si je ne nage qu'une fois par semaine, ça devrait passer.

J'ai piscine

Repassage devant la deuxième saison de la Casa de Papel, vidage d'un carton et piscine.

Impossible de me souvenir de la dernière fois que je suis allée à la piscine. Il y a plus de dix ans, probablement.

La piscine de Moret a rouvert cet été après avoir été fermée depuis l'inondation de juin 2016. Elle a deux bassins, dont un extérieur. C'est ce qui m'a convaincue d'essayer: l'espoir que grâce au grand air, les vapeurs de chlore ne me rendraient pas malade et que je pourrais ajouter la natation à mes entraînements.

Quarante-cinq minutes de bassin dans la nuit, sous la bruine. Au bout de quelques allers-et-retours, j'ai remarqué le clocher de Moret contre le ciel noir.

Le chlore a gagné. Crise d'éternuements en rentrant à la maison, champ de vision troublé par un voile blanchâtre, blanc de l'œil rouge vif.

Je ne retournerai pas à la pisicne.
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