Billets pour la catégorie 2022 :

Jour 1

Premier jour des vacances.

- quatre de couple. Xavier et deux Sandrine. De nouveau à la nage. Bateau moins harmonieux que mercredi, mais comme je maîtrise mieux le couple, je peux compenser techniquement.

- courses pour préparer lundi puisque demain nous ne sommes pas là et que lundi vient Catherine en famille.

- apéro avec une connaissance politique qui a vécu longtemps à Moret (il connaît bien les problèmes d'urbanisme. Toujours le même engrenage, les gens ne veulent pas que se construisent de nouveaux logements près de chez eux et s'étonnent que le mètre carré augmente: ben oui, en fait, ça va ensemble, si tu veux que ça baisse, laisse construire!) et qui vit maintenant à Libourne. Il nous ramène le château Fleur d'Eymerits que nous lui avions commandé sur sa recommandation.

- deux paninis au bar des capitaines à St Mammès. Je voulais essayer l'endroit parce qu'il est idéalement situé (le long de la Seine), et qu'il est ouvert le lundi: cela aurait pu servir de repli si Catherine s'éternisait.
Mauvais, fortement déconseillé. Les paninis finissent à la poubelle, discrètement (ou plutôt dans un buisson, pour engraisser les pies et les chiens errants).

- deux glaces sur la place principale de Moret. Le groupe est bien meilleur que celui de la semaine dernière.

Je m'endors sur mon clavier.

Le bonheur du jour

Les blogueurs historiques convolent.

Mais que cela fait plaisir. Je les lis depuis si longtemps, ils font partie de mon univers alors que je les connais si peu (ou très bien, mais pas — si vous comprenez ce que je veux dire), c'est comme si Yoko Tsuno épousait Lucky Luke.

Et dans ta face (dans vos faces), tous les rageux qui m'expliquent que les écrans/internet c'est le mal, et qu'eux, ils préfèrent la vraie vie.

Ensemble à Paris

Matin : nous déposons des caisses de rosé chez Toufik. C'est le préféré de sa femme, mais il faut le commander sur internet et Toufik ne sait pas le faire (mais quel assisté). Alors, comme nous faisons partie de la coopérative des clients de Toufik, nous nous en sommes chargés.

Soir : retour à GroundControl. H. en retard car la ligne 14 est interrompue pour travaux. Nous dînons coréen. Les petites boutiques contre le mur sud (grecque, italienne, coréenne, américaine) sont savoureuses. On emporte son assiette et on s'assoie aux grandes tables communes.
Seul inconvénient: c'est très bruyant.

je repère un futur événement Dragqueen et pense à Matoo.

Je regarde les jeunes gens, leurs vêtements, leur façon de se mouvoir. Ils n'en finissent pas de m'émerveiller (est-ce parce que je n'ai jamais eu l'impression d'être jeune et insouciante?)

Nous sommes très fatigués. En sortant par le portail sud, il suffit de continuer tout droit pour arriver à la gare routière de gare de Lyon (derrière le hall 2).

Quatre sans

De nouveau il fait très chaud.

Quatre sans (quatre de pointe sans barreur). La nouveauté est que je suis propulsée à la nage, Xavier ayant décrété que j'étais «une bonne nage» (ça fait toujours plaisir).
Le problème est que je manque d'expérience en pointe. Je m'épuise à tenir le rythme et surtout à «pousser des coups forts» (je ne savais même pas que j'en étais capable). La ténacité mentale acquise a l'ergo m'est utile. Papillons noirs sur le ponton en descendant de bateau. Je flageole.

Pas d'oiseaux (trop chaud?) mais beaucoup de libellules: cela correspond-il à un cycle ou est-ce dû à la chaleur?

Traditionnel repas le soir devant le club. Des petites mouches mordent douloureusement. Il fait bon.

La Seine à 22h38.

ponton de l'ANFA - nuit d'été


Au retour, la route de Bourgogne est bloquée par une voiture de gendarmerie qui laisse passer un camion-pompier. Je fais un grand détour par Fontainebleau pour rentrer.

Il fait encore très chaud à l'étage. Je parviens à faire quelques étirements, j'ai mal partout.

Book d'oreilles

Ayant terminé (avalé) The boys, je me dis une fois de plus d'une part que les séries me mangent mon temps (donc ma vie) et que je devrais arrêter cette addiction, d'autre part qu'il va falloir recommencer à en chercher une qui vaille la peine (quête frustrante car offrant beaucoup de déceptions).

C'est à ce moment-là que je me suis dit qu'il faudrait revenir à Balzac. Le colloque est dans trois semaines et je n'ai lu qu'un tome et demie de pléiade. A la vérité je n'ai pas le courage de lire. Ça me fatigue les yeux, je ne tiens pas assise, j'ai les muscles qui chauffent. Je ne sais plus me détendre. Il faudrait ajuster mes lunettes.
J'ai donc fait une recherche sur les livres enregistrés et je suis tombée sur Book d'oreilles. (C'est nul mais ça me fait rire).

J'ai téléchargé Illusions perdues. Je l'ai lu il y a très longtemps, en 1986, en première année à Sciences-Po. Je me souviens qu'au fur à mesure que je lisais les descriptions de la morgue angoumoisine, je comprenais mieux ce qui m'était arrivé l'année précédente en hypokhâgne à Versailles: «tous avaient pour lui l’accablante politesse dont usent les gens comme il faut avec leurs inférieurs.»
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