Double paradoxe

Inscription sur un tee-shirt :
Brexiting : telling everyone that you are leaving the party, but you don't know what to do and continue to stay here.
Theresa yelled that she was leaving, but actually she was just brexiting in the hall1.
— Quel paradoxe, brexiting, c'est finalement le contraire de filer à l'anglaise.
— De toute façon, les Anglais ne sont jamais entrés dans l'Europe.
[Silence pour soupeser les implications de cette phrase]:
— Tu veux dire qu'ils n'arrivent pas à en sortir parce qu'ils n'y sont pas entrés ?




Note
1 : Brexiting : dire à tout le monde que vous quittez la soirée, mais vous êtes désemparé et vous restez là.
Teresa hurla qu'elle partait, mais en réalité elle ne fit que brexiter dans le hall.

Encore une AG

La huitième, et j'espère, l'avant-dernière. Elle fut bâclée de chez bâclée puisque personne, ni salariés (qui doivent débadger pour venir) ni retraités (qui ne viennent plus depuis que nous sommes à Nanterre), n'étaient présents.
Je suis revenue à mon bureau avec une envie de pleurer. (Allons, secouons ce blues, il faut oublier tout cela, passons à des choses plus enthousiasmantes.)

Vu Parasite à la Défense. Un croisement entre les Gilets Jaunes et Les Félins. Le bruit et l'odeur — sans le bruit. Des personnages attachants et une absence d'issue.
Comme à chaque fois que je commence à me désinvestir d'un boulot, je retourne au cinéma.

Passé chez Mariage rue des Grands Augustins (Mon but initial était Ladurée à la Madeleine mais la ligne 1 a été fermée sous mon nez: les agents étaient en train de poser un ruban de plastique sur les portillons quand je suis arrivée pour les franchir. Donc RER A puis B et Mariage.)

A vélo jusqu'à la Butte-aux-cailles. Rues désertes, il fait réellement très chaud. Sandwich dans les locaux d'H., rentrés par Athis-Mons le long de la Seine dans le soir qui tombe. Ces deux heures décapotées, matin et soir, donnent un air de vacances à toutes mes journées.

Mémoires d'Outre-Tombe tome 1

Premier matin depuis ma reprise où nous reprenons la voiture à sept heures pour petit déjeuner à huit près de Tolbiac. Croissant et chocolat. The Dark Side of the Moon en musique d'ambiance (ce qui fait que j'écris cela en écoutant Youtube.

RER A 8h30 environ.
La dernière fois que j'avais vu lire ce livre, c'était un pompier surveillant les toits du Mont-Saint-Michel (septembre 2015 ?)

Un esprit non soupçonneux

Je fais partie du bureau de l'association sportive des entreprises du groupe. Nous avions organisé un déjeuner pour Laurent, le salarié de l'association, qui part à la retraite après… quarante-huit ans dans le groupe (et une seule entreprise) (et encore, il a un an de vacances à prendre (qui génèreront trente jours supplémentaires et des RTT) ce qui fait qu'il partira avec quarante-neuf ans de carrière).
Cela aurait dû être surprise — nous tous l'attendant au restaurant où l'entraînerait sa collègue sous un faux prétexte, mais il y a eu incompréhension et maladresse et plusieurs se sont retrouvés à midi à papoter dans les locaux de l'association.

Le plus extraordinaire, c'est que Laurent n'a rien trouvé étrange: il voit arriver cinq administrateurs à peu près au même moment, dont deux de Bordeaux, et sa seule réaction est «je suis désolé, il faut que nous partions, Clara a gagné deux places au restaurant et nous allons être en retard. […] Bon allez, à bientôt, enfin peut-être pas, parce que je pars en congé à la fin du mois et je ne reviens pas…»

Et il s'apprêtait à partir car il déteste être en retard.


Restaurant sur le lac au bois de Boulogne. Beaucoup ri et sans doute un peu trop bu pour mon entraînement à l'ergo du soir. Fourbue.

Barbecue

Le premier de l'année — avec les voisins.

Une bouteille de Côte-rôtie, ce qui est peut-être un peu riche pour boire avec des andouillettes.

Concert

Dîner dans le soir qui tombe au café des Concerts à deux pas de la Philarmonie.

— A quoi ça sert de dîner en terrasse s'il n'y a même pas de jolies demoiselles à regarder?
— Ce n'est sans doute pas le bon concert.
— Je vais changer de concert.




Messe en si de Bach. Raphaël Pichon et le chœur et orchestre Pygmalion.
Mention spéciale à Anneke Scott au cor et Julien Léonard à la viole de gambe.
Je vais regarder la vidéo avec soin car le choeur a changé de disposition au cours du concert et je ne l'ai pas vu faire. C'est très pertubant quand on s'en rend compte.

Vincent Lambert

Faut-il ou non cesser d'apporter des soins à un homme dans le coma depuis dix ans?
Son épouse dit oui, ses parents disent non; la justice consultée dit oui, puis non, etc, selon les instances consultées.
(Que dit l'I.A. ? Il paraît que les machines font des pronostics sur les chances de réveil à partir de la concaténation des cas déjà survenus. J'aurais tendance à avoir confiance dans ce genre d'analyse.)

Deux souvenirs.
Je pense avoir déjà parlé du premier. Quand j'ai commencé à travailler à la GMF en 1990, j'avais un collègue qui venait d'avoir un bébé mal formé. Cela n'avait pas été détecté à l'échographie, cela n'avait pas été détecté à la naissance. Mais le bébé ne grossissait pas on avait fini par diagnostiquer qu'il n'avait pas d'œsophage ainsi qu'un cerveau atrophié.
Comme on ne s'en était pas aperçu tout de suite et puisque le bébé ne grossissait pas, à la première hospitalisation il a été nourri par une sonde, ce qui compensait le problème de l'œsophage — dont on ne savait pas encore qu'il manquait ou était insuffisant.

Souvenir de lecture : mon grand-père était abonné au Reader's digest. A l'américaine, cette revue aime beaucoup les récits de persévérance et réussite dans l'adversité. Je me souviens du récit de trois naufragés dans le Pacifique. La surface du radeau ne permettait d'accueillir que deux hommes, donc l'un des trois restait dans l'eau et ils se relayaient régulièrement.
Cela a duré des jours. Je ne sais plus combien de temps mais c'était impressionnant, bien plus qu'il ne paraissait possible. Et lorsqu'on leur avait demandé comment ils avaient tenu, ils avaient répondu: «Une fois que nous avions commencé, nous ne pouvions plus abandonner. Nous ne pouvions pas laisser mourir celui qui était dans l'eau.»

C'est toujours à cela que je pense lors de ces dilemmes. J'avais posé la question à Pascal quand il m'avait dit que le bébé était condamné: «Mais vous ne voulez pas le débrancher?» (il était possible d'en discuter car il était dévasté mais rationnel, il en parlait). Il m'avait répondu: «Comment veux-tu faire? Ce serait le laisser mourir de faim, on ne peut pas faire ça.»
Et non, on ne pouvait pas. La famille vivait le drame, l'équipe hospitalière avait interdit à la mère de voir son bébé car cela la bouleversait et elle devait conserver des forces pour s'occuper de ses deux autres jeunes fils. Le bébé a mis huit mois à mourir.

Je pense aux naufragés : une fois qu'on a commencé, comment arrêter? Débrancher quelqu'un qui respire artificiellement et donc cesse de respirer quasi instantanément, oui, mais condamner quelqu'un à mourir de faim ou de soif?

Journée avachie

Je commence à avoir passé trop de jours chez moi, il est temps que cela se termine. Limoncello et chips à la truffe.

Lu WWII - Histoires de guerre d'Hugo Pratt, la réimpression de douze comics édités en Angleterre après la deuxième guerre. J'avais acheté ce livre à la Pinacothèque en 2011 lors de l'exposition Hugo Pratt. Cette lecture fait donc partie du projet "lire sa bibliothèque avant de mourir".

Reçu des ballerines très souples : le pied droit entre difficilement mais j'ai ainsi une allure humaine. Je pourrai reprendre le travail sans moon boot (soulagement, fierté sauvée).

Dans la soirée, vidé quatre ou cinq cartons de poches et réorganisé les étagères. Quelle chance réelle y a-t-il que je les lise tous? Beaucoup ne m'intéressent pas, je n'ai pas vraiment envie de les lire, je les garde par amitié, nous avons développé des liens réciproques depuis le temps que je les regarde (oui, je passe du temps à regarder mes livres comme d'autres regardent leurs fleurs, ça me détend). Et puis ils peuvent intéresser d'autres lecteurs.

Je découvre que j'en ai en double, le tome I de L'Homme qui rit en Garnier Flammarion, Rimbaud en Folio. D'où viennent-ils?
Quelqu'un veut-il un Malices de Plick et Plock? (en double aussi)

Non, je me suis trompée : je donne un Idée fixe du savant Cosinus.

Options

Etabli un récapitulatif de différentes options : passer à 80% ou prendre un congé sans solde pour travailler en indépendant, changer d'entreprise (mais je ne crois plus beaucoup à cette option, ni à celle de trouver un autre poste dans la même boîte).

Le problème est de s'être habituée à une certaine aisance financière.

Pop

Bonnie Tyler à l'Olympia. Emouvant.

Langelot et le Présidentissime (1978)

C'était le dernier qu'il me restait à lire.

— C’est tout de même tout le temps la même chose, les Langelot.
— Oui, comme Agatha Christie ou San-Antonio : trois ou quatre trames. Et tu lisais ça à dix ans, tu en as cinquante.

Si l’on considère que Ralph König est accusé de transphobie et racisme (des grosses lèvres? Reiser et Wolinski ont disparu à temps), il faut en conclure que certains Langelot seraient impubliables aujourd’hui. Ils seraient considérés comme colonialistes ou paternalistes. D’ailleurs ils le sont sans doute (la défense des intérêts de la France en Afrique et en Outre-Mer), mais cela a-t-il davantage de sens que de juger Shakespeare ou Mozart avec des critères féministes?

Test terminé

Problèmes de php résolu (version de php d'ovh non compatible) et retour au rose car je n'en pouvais plus du jaune.
Toutes les photos depuis l'origine sont rétablies (elles n'étaient plus disponibles depuis un ou deux ans et j'en mettais à jour de temps en temps.)

Vous pouvez tester le rss.



Test d'image :

Déception

Fini la saison 4. Elle n’est pas du tout raccord avec les précédentes. Pas le glamour, pas la finesse, des trois premières : ont-ils perdu un scénariste? Le côté crise identitaire et acceptation de soi-même sur fond d’Amicalement vôtre a disparu, il ne reste que des grosses ficelles de démon malheureux holywoodiennes.
Dommage.

(Donc ne regardez pas la 4).

Les anges

Je viens de comprendre que si Lucifer se passe à Los Angeles, c’est que Los Angeles signifie « les anges ». Cela m’aura pris quatre jours.
La série est juste magique. Lucifer et Caïn. C’est grand. Suis-je le gardien de mon frère? (conférence de Hans Jonas. Il est sûr que je projette beaucoup de choses dans cette série).
Plus la série avance plus je pense au Maître et Marguerite. Le principe de la culpabilité again and again, comme le mouchoir toutes les nuits, et la compassion. Une série entièrement sur la compassion — ou la définition de l’humain: qu’est-ce qui nous définit comme humain?
Je suis vraiment impressionnée (à cela près que Caïn est une erreur de casting: vraiment trop beefy.).

Asile de fous. Un homme se prend pour Dieu. (Rappel: Lucifer est une série policière.)
L’inspecteur : — On vient de trouver l’assassin de dieu.
Lucifer, surpris : — Nietzsche ?

Reçu les trois derniers Langelot avec les bonnes couvertures : la collection est complète !

Neil Gaiman

J’ai réfléchi pendant la nuit : cette série n’est pas chrétienne, on ne parle qu’Ancien Testament (avec cependant des églises parce que c'est sans doute plus mainstream qu'une synagogue). Donc les scénaristes doivent être juifs.

Vérification : effectivement, et le scénariste est Neil Gaiman, plutôt athée (suppose que les chances qu'il y ait un Dieu sont de 50/50), élevé dans une ambiance scientologue et juive (!!??) Je connais Gaiman à travers la bibliographie de Pratchett.
Apparemment lui-même est un grand admirateur d’Alan Moore, qui est pour moi une référence (alors que je n’apprécie pas spécialement Pratchett (peut-être qu’il faudrait que je réessaie)). Donc il faudrait que je lise The Sandman.

Lucifer

Que le diable puisse éprouver de la culpabilité. Qu’il consulte un psychologue (une thérapeute : ce mot est bien meilleur, il permet de ne pas choisi entre psychiatre et psychanalyste): «vous avez un pb d’identité. Qui pensez-vous que vous êtes?» Mais comment vont-ils tenir quatre saisons avec des équilibres si fragiles entre humour, références bibliques et clin d'œil (exemple: une étiquette Prada entrevue une seconde)?
Ce que j’aime, ce sont les dialogues, le vocabulaire, la grammaire. Jamais entendu autant de may I, shouldn’t we. Et des mots comme scintillating. C’est si plaisant.

Reconnaissons cependant que les enquêtes policières sont simplistes et ne sont là qu'en prétexte.

La série essaie de sauver Lucifer, tout en reprenant l’obsession cinématographique américaine: le père, l’image du père, l’ombre du père. De Star Wars au Roi lion en passant par Top Gun ou Le parrain, le cinéma américain ne parle que de ça, du père, celui auquel on veut ressembler ou celui auquel on veut échapper. Et maintenant, Lucifer.

Vite fait

Alice est en train de devenir alicedufromage.eu, mais ça prend un peu de temps (apparemment le https n'est pas si simple).

Donc juste un petit mot, en particulier pour Didier qui paraît fan de Netflix :
- Designated Survivor, qui me fait penser à Coluche parlant de Roger Gicquel : tout le malheur du monde sur ses basketts. Mais la flic est bien. Je suis frappée du nombre de séries qui impliquent que la menace n'est plus extérieure (russe ou islamique) mais domestique (l'extrême-droite).
Sutherland est passé de «il faut protéger ma famille» à «je crois en mes compatriotes américains, unis nous allons y arriver». Au moins une fois par épisode.

- Lucifer commencé à l'instant. Plutôt amusant, surtout dans un contexte où je lis Adolf Gesché sur le mal.

Sur arte : Il revient quand Bertrand?. Court, français et plutôt amusant à partir d'une idée très mince.

Quel pied !

Vu le chirurgien. Tout va bien. Cependant il m'a fait peur : «Oui, le pied reste gonflé trois à six mois après l'opération, c'est normal.»

Normal? Mais il ne m'avait pas prévenue! Comment vais-je aller travailler? Je ne peux enfiler aucune chaussure, d'une part parce que je ne plie pas l'avant-pied (au niveau orteils-plante de pied), d'autre part parce que le pied est trop gonflé.

Devinette

— Comment appelle-t-on quelqu'un qui croit que la terre est plate ?

Un lilas centenaire

Radio de contrôle (tout va bien).

Lorsque nous regagnons notre voiture, nous sommes interpelés par un vieux monsieur qui était en train de l'admirer en refermant son portail. Toute la conversation (ou monologue) se déroulera dans le ronronnement de son Opel mi-sur le trottoir mi-sur la chaussée.

Je l'interroge sur son lilas que j'avais remarqué en arrivant: un tronc de dix à douze centimètres de diamètre, je n'ai jamais vu ça. Il commence à en remonter la généalogie: la maison appartenait aux grands-parents de sa femme, qui avaient planté le lilas à la naissance de sa mère.
Et il enchaîne :
— Votre voiture me fait penser… J'avais un cousin, c'était le fils de l'homme de la publicité Banania. Il avait dans son garage une Oldsmobile et un coupé Mercedès. Son fils avait gagné un solex à la loterie, et comme il était avoué à la Croix-des-petits-Champs, il préférait le solex, c'était plus facile pour le garer. Je me rappelle, on le regardait partir par la fenêtre à Neuilly, très british avec son chapeau et son parapluie, il courait le long du solex, et hop, il montait dessus.

Pendant ce temps le moteur de l'Opel tournait.
Il a fini par nous laisser partir, mais un moment, je me suis demandée combien de temps nous allions rester là, depuis combien de temps il n'avait eu personne à qui raconter ses souvenirs.

A chacun son dirty secret

Série Netflix, Dogs of Berlin. VO en allemand (j'ai essayé le sous-titrage allemand, mais je ne tiens pas longtemps). Très violent et très noir, avec une dilection pour les gros plans sur les blessures gore (mais l'image ne dure qu'une à deux secondes).
L'équivalent du quai des Orfèvres est très inattendu, un côté soucoupe volante graffittée.

Entretien d'embauche :
— Dites-moi un secret qu'on ne dit pas normalement en entretien d'embauche.
— Je suis hôtesse pour téléphone rose. Ça me permet de travailler à domicile.

Et je me dis que mon secret serait «j'étudie la théologie» ou «je suis (ou j'ai été) spécialiste du RC littéraire».

L'autre blog

Je relis Le Concept de Dieu après Auschwitz.
Page de garde : "acheté à Levallois le 17 août 1994". Je ne sais pas quand je l'ai lu la première fois. Je me demande ce que j'y avais compris (non que ce soit difficile, mais les concepts qui me sont aujourd'hui familiers m'étaient inconnus). Je me souviens vaguement que l'essai de Catherine Chalier m'avait paru plus intéressant. Aujourd'hui j'ai l'impression d'une redite du texte de Jonas.

***

Avoir cassé Alice a occasionné quelques opérations informatiques qui m'ont ouvert des horizons (une simplification dans l'indexation de Véhesse que je n'ai jamais menée à terme depuis 2010: pas le temps, trop volumineux). J'ai tourné un peu dans ce blog, mis à jour quelques billets (la catégorie "Livres" doit disparaître, "Citations RC" aussi), réouvert Vaisseaux brûlés. Toujours le même charme d'écriture, mais habité désormais par l'omniprésence du mensonge. La bathmologie était un mensonge à soi-même destinée à couvrir un dogmatisme en ciment.
En août, cela fera dix ans que sa mère est morte.
***


L'infirmier m'a dit de passer mon pied sous la douche dans deux jours pour faire partir les derniers fils.

***

Ce matin nous étions en train de discuter Gilets Jaunes, du fait que la France était divisée en quatre (cf. les élections de 2017) et donc ingouvernable, mais:
— L'a-t-elle jamais été? Quand on voit dessinait les scénarios de Goscinny dans Astérix…
Débat : Goscinny, les années 50 ou 60? Après 68?
— Avant 68: il a commencé dans Pilote.

Un tour dans wikipédia, premier album en 1961, trois ou quatre ans plus tard des tirages à un million d'exemplaires, le premier satellite français nommé Astérix.

Et soudain je me souviens.
***

14215

Séries

L'addiction a frappé : Braquage à la suédoise et The wrong mans hier (Arte), Dead to me (Netflix) aujourd'hui.

La première suédoise amusante, la deuxième anglaise trépidante, la troisième américaine plus réflexive, sur la culpabilité, la colère et l'amitié. Une variation continuelle autour de «chacun a ses raisons» (Renoir).
Les scénaristes américains m'épatent continuellement: choisir une situation intenable et la faire tenir dix heures.

Mystère

Reçu un PV pour un excès de vitesse le 19 avril à 18h58 sur la A11 en direction du Mans à la hauteur du village de Saint Bomer.

Il va falloir contester et demander une photo.

Entourée

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Cette impression de voir double, toujours (et de devenir fou: «Mais… elle est dehors? Je viens de la faire rentrer! —Mais non, c'est pas la même.)

Trois points :
1/ Hommage aux infirmiers, infirmières, accompagnants de vie qui travaillent même aujourd'hui.
2/ En conséquence de ma bêtise d'hier, H. a regardé mon blog de près. Il reste des traces de tout: de la séparation du blog initial en deux (parthénogenèse en 2009), de ma bêtise avec l'UTF-8 intervenue en avril 2012 (comme le temps passe), de ma transformation progressive des billets wiki en html…
45000 logs : je me suis loguée 45000 fois ici (ou j'ai appuyé 45000 fois sur "enregistrer", je suppose). Il y a la date et l'heure de chaque fois, je pourrais mettre ces données en ligne (mais je vais plutôt les détruire).
3/ J'ai demandé à revenir à l'ancien look, le look rose, en attendant que H. est le temps de faire mieux (je suis lassée de ce fond vert et jaune). Il n'a rien promis mais j'ai bon espoir.

Blanc

Version définitive (le bleu, c'était pour vous faire peur)


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Jaune blan rouge : drapeau de l'Océtie du sud, non reconnu par l'ONU.

Les livres et les BD reprennent leur place progressivement.


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Plus de peur de mal : j'ai cassé Alice, pendant deux heures je n'ai pas été sûre de pouvoir le récupérer (problème de mot de passe et de base).

Deux gîtes de deux anciennes sages-femmes: l'une est une amie de lycée, l'autre fut ma sage-femme (idéal pour visiter Giverny).

Sous le signe de la Suède

H. et O. travaillent à terminer le meuble de la cuisine, qui est en réalité un meuble de salon ou bureau acheté chez Ikea (les meubles de cuisine sont trop profonds pour la place dont nous disposons).

Donc nous avons pour l'instant un meuble bleu sur le fond circus de notre cuisine.


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H. est allé chercher une étagère (planche) de plus et nous a ramené les célèbres boulettes de viandes Ikea. Vingt-cinq ans que je n'en avais pas mangées, ça n'a absolument aucun goût (plus de six cents calories la barquette de 380 grammes: que mettent-ils dedans?) Heureusement que j'avais exigé de la confiture d'airelles.

Le soir, un épisode de Braquage à la suédoise repéré hier tandis que je cherchais le reportage sur le Brexit. Plaisant
Et dans la foulée, un documentaire sur Stallone (le moment où je découvre d'où vient "Adrienne", qui est en fait "Adrian".)


Sans rapport, mais curiosité : en revoyant Pour elle il y a quelques jours, j'ai découvert que l'un des thèmes musicaux est repris par Mad Max 4.

Brexit - The clock is ticking

Je regarde un documentaire sur Arte disponible jusqu'au 30 mai.

Des citations à peu près, pour mémoire :
Michel Barnier : «On ne résilie pas son abonnement téléphonique ou on ne rend pas sa carte de gym. Quitter l'Union européenne, c'est détricoter des centaines d'accords.»
J'ai toujours pensé que cette Europe est plus forte si on est ensemble. A 21 ans, j'ai fait campagne pour l'adhésion du Royaume-Uni à l'Union européenne. Il vaut mieux être ensemble que chacun pour soi. C'est encore plus vrai aujourd'hui qu'en 72.

Philippe Lamberts : l'idée de l'union européenne, c'est ensemble on est plus fort. Et c'est vrai qu'au sein des 27, cette conscience-là recule.

Yánis Varoufákis : Il y a une chose à comprendre à propos des négociations avec Bruxelles, c'est qu'il n'y a pas de négociation. Pendant cinq à six mois j'ai négocié avec Bruxelles le droit de négocier. Je n'y suis pas parvenu.

Le R-U commerce davantage avec l'Allemagne qu'avec tous les pays du Commonwealth réunis, davantage avec les Pays-Bas qu'avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Inde réunies.
Cameron a joué à l'apprenti-sorcier. Mais il n'y a pas de maître pour rattrapper ses bêtises.

Récit d'un Irlandais qui a vu son ami abattu par un militaire anglais. Comment les gens ne sont-ils pas prêts à tout pour éviter que cela recommence, comment peuvent-ils menacer de recommencer? A quoi bon, quel intérêt?
Ceux qui refusent tout compromis, comme d'habitude, c'est l'extrême-droite nord-irlandaise. Ils refusent tout amènagement qui ferait de l'Irlande du Nord une terre de droit légèrement différente du reste du Royaume-Uni. Or pour des raisons commerciales, sanitaires, il n'est pas possible de laisser circuler librement les produits entre les deux Irlande: ce serait la porte ouverte à tous les produits que nous ne voulons pas (poulets chlorés américains, etc). Donc soit on crée une frontière physique (donc la guerre), soit on met en place des règles légèrement différentes sur l'île irlandaise (ce que refuse l'extrême-droite). Quadrature du cercle.

Résumé: sans accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne ("Brexit no deal"), la sortie de l'UE signifie mettre en place une frontière physique entre les deux Irlande, ce qui entraîne la guerre.
C'est d'ailleurs la seule chose qui fait reculer Barnier: il accepte des compromis pour sauver la tête de May car «si le gouvernement tombe, il n'y aura plus personne pour négocier». Et il veut à tout prix éviter la guerre en Irlande, c'est ce qui ressort non de ses paroles, mais de ses actes, des compromis qu'il accepte.

Un accord ou la guerre.
Lassitude à l'idée que cela reprenne. Nous avons grandi avec ça à la radio, à la télé.

Journée

8400. Rien fichu de la journée.

Hier comme aujourd'hui, j'ai dormi comme une masse dans l'après-midi. Peut-être le contre-coup de l'anesthésie.

"Mon" infirmier est en vacances, retour à l'infirmière. Son style me fait rire: petite, brune, jupe en cuir. Elle me fait penser à Maria de Medeiros dans Pulp Fiction.


Bandé, le pied reste très présentable.

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Principal enjeu

8400.

Toute la difficulté va être de ne pas prendre trois kilos en six semaines, à rester assise ou couchée toute la journée.
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