Tolkien

Ayant un peu par hasard deux heures de libres avant l'allemand, je suis allée visiter l'exposition Tolkien à la BNF. Je supposais que c'était une exposition de geeks genre comic-con; c'est plutôt une exposition de philologues et d'artistes.
Même sans rien connaître à Tolkien, même sans en avoir rien lu, je la recommanderais, pour la beauté des dessins, des gouaches, des cartes, pour les gigantesques tapisseries, récentes (des années 2010), tirées des aquarelles de l'auteur, pour les livres des XIVe et XVe manifiquement enluminés : je me suis rendue compte que je n'avais jamais vu que des livres religieux, Bibles ou psautiers, de ces années-là. J'ai découvert des Lancelot du Lac ou Morte d'Arthur aux couleurs éclatantes.


Une série de conférences est prévues, de 18h30 à 20h au petit auditorium:
* 21 novembre : Tolkien père et fils
* 28 novembre : L'invention des langues * 6 décembre : J.R.R. Tolkien, poète de la «route perdue»
* 12 décembre : illustrer Tolkien
* 19 décembre : Tolkien géographe
* mercredi 8 janvier : Traduire Tolkien hors du Seigneur des Anneaux



Notre-Dame-des-Fleurs



RER D, 7h58.
L'étrange, c'est qu'il n'a tourné quasi aucune page en une demi-heure.

Vintage

H. a ramené des objets dont ses parents se débarassaient, des casseroles émaillées par le grand-père, le poste à galène de sa grand-mère (réparé, il fonctionne), un volume de L'Illustration (gigantesque), des 33 tours. Je regarde:
— Oh, un Thriller de l'époque!
— J'avais fais la queue pour l'avoir.
Il a collé de chaque côté de la photo de la pochette des photos plus petites, sans doute découpées dans Télépoche vu la qualité du papier. Je ne le savais pas un tel fan.

Par ailleurs, nous avons comme point commun sociologique d'avoir chacun un grand-père bouilleur de cru. Ceci est de l'eau-de-vie de prune.




Journée si régressive que j'ose à peine l'écrire ici: Monaco (les biscuits apéritifs) et TBBT au lit toute la journée. La version bière/canapé en pire.

Se perdre en Beauce

Pendant qu'H. allait chez ses parents, je suis partie chez les miens.
Comme j'étais seule j'en ai profité pour voyager à ma manière, un peu au pif. Avec seulement Waze et pas de carte, je n'ai pas tardé à me perdre (parce que Waze voulait me faire passer par des endroits où je ne voulais pas passer, par des routes que je ne voulais pas emprunter). J'ai donc continué en orientant Waze au nord (et non selon la direction où allait la voiture, comme le font la plupart des GPS) et je me suis dirigée à la boussole (si, si: Méréville, puis sud légèrement ouest).
Bref, sous une pluie battante j'ai assisté à la récolte des betteraves dans des camions plateformes au bord de champs boueux jusqu'à l'horizon.
(En regardant google maps après coup, il s'avère que mon trajet a été plutôt rectiligne. Je me suis bien débrouillée.)

J'ai repris le podcast de Gilles Bœuf («le rôle d'un scientifique est de raconter des histoires»). J'aime particulièrement l'épisode 3 qui raconte la rencontre de l'homme et du chien: «Vous montrez un chien à un enfant, un caniche ou un dogue, il sait que c'est un chien. Ils ont beau être beaucoup plus différents l'un de l'autre que d'un chacal ou un loup, il sait que c'est un chien. C'est extraordinaire.»
Il explique certaines différences entre le singe et le chien: le chien comprend où l'homme regarde ou ce qu'il pointe du doigt. Le singe ne le comprend pas. Ça me donne envie d'avoir un chien. (Lorsque j'étais enfant, je n'aurais jamais imaginé vivre sans chien.)

Après-midi chez mes parents. Arte. Costa-Rica. C'est étonnant d'avoir des parents qui reconnaissent les endroits qu'ils ont visité (à la petite boutique près) et les commentent.
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