Vu le chat qu'il ne faut pas laisser entrer. Il dort toute la journée sur une chaise dédiée.



(En réalité la règle n'est pas si stricte: il s'agit simplement de ne pas le laisser seul dans la cuisine pour ne pas qu'il vole. Commentaire de H.:«tout le monde vole, chez toi».)

Le dimanche, il n'y a pas réellement d'activité sur la base (les salariés sont absents), mais il y a toujours un chef pilote, de jeunes remorqueurs et la demoiselle de la tour de contrôle (demoiselle très demoiselle: une vingtaine d'années, sans doute en stage ou service civique).

Routine : briefing à 9h45, («à quelle heure voulez-vous décoller?»), préparation des machines, déjeuner, vol, nettoyage des machines, dîner, retour aux chambres.

Les prévisions météo sont si mauvaises que nous décidons de voler aujourd'hui, pour les nouveaux arrivants (Matthieu et moi) aient volé au moins une fois cette semaine (encourageant). Vol d'environ deux heures vers le lac de Sainte-Croix. Yves qui pilote (commandant de bord: c'est lui le responsable du vol puisque je ne suis pas brevetée) est inquiet: «tu n'es pas malade? Tu as fait des longs vols depuis le début de la saison?»
Matthieu vole ensuite avec Yves. Michel ronge son frein: comme il n'est «lâché montagne » que tout récemment et qu'il n'y a pas d'instructeur dans notre groupe pour le superviser, il ne peut pas voler en solo. Il restera au sol aujourd'hui.

Noël (pilote instructeur) arrive demain. Vu la météo, je me demande si cela vaut la peine qu'il se déplace (deux à trois heures de route).
Le soir, repas dans une pizzéria. L'ambiance est au beau fixe, pluie ou pas: en planeur, la météo fait partie des risques, nous l'acceptons avec philosophie.