Billets qui ont '2026-06-27' comme date.

D'une annulation l'autre

Le préfet a interdit tout entraînement et manifestation sportives tant que durera la «vigilance rouge canicule» (sauf piscines et lieux réfrigérés est-il précisé), mais le vice-président du club a rétorqué que des vols n'étaient pas des entraînements (faut-il les considérer comme des sortes de promenades ou périples?)

Donc vol aujourd'hui, dans un météo peu prometteuse («ce sera meilleur demain») avec un remorqueur qui chauffe et nous largue péniblement à 550 mètres. Nous avons lutté, trouvé deux pompes (ascendances) pour monter à 600, puis 700 mètres («on doit être au plafond, là, regarde la couche d'inversion») puis une moissonneuse-batteuse nous a sauvés: ce genre d'engin dégage une chaleur intense qui permet aux planeurs de monter facilement. Nous avons dépassé 1100 mètres, et à partir de là, l'après-midi s'est améliorée.
Bref, trois heures et demie jusqu'à deux mille mètres, jusqu'au niveau où la température baisse, la sudation s'arrête, les vêtements commencent à sécher — avec le soleil qui tape sans pitié dans la verrière.
Ce soir je suis cuite.

Onze heures moins le quart. Le vent s'est levé, nous avons fermé les fenêtres qui claquaient. Il reste l'ouverture au dernier étage et les portes du rez-de-chaussée pour organiser un courant d'air. Nous attendons l'orage. Alerte grêle. Le préfet qui décidément ne prend aucun risque a annulé ce soir le festival Djengo Reinhart.

Le champignon dans le placard

Programme: repassage vers cinq heures du matin sur la terrasse pour profiter de la relative fraîcheur, piscine à l’ouverture pour nager une demi-heure, puis Thomery (magasin Pokélegend) pour tenter de trouver une boîte de Pokémon épuisée dès le jour de sa sortie (hier), puis acheter de la colle à papier peint pour commencer à coller des affiches, puis aller à Paris en soirée pour assister à un concert à 19h30.

Tout a dérapé. J'ai fini le repassage comme prévu, avant le lever d'H. Puis croissants tranquillement avec lui ce qui m'a fait rater l'ouverture de la piscine, donc j'ai préféré passer d’abord Thomery pour ne pas rater l’ouverture (ce serait bête de rater la seule boîte qui resterait).
A thomery, à deux pas du château de By, j’ai explosé deux pneus sur l’angle d’un bateau en évitant une voiture à 30 à l’heure dans une rue étroite. Je devais penser à autre chose, j’ai sans doute donné un coup de volant. Je ne sais pas, je ne me rappelle de rien, j'ai juste entendu un bruit fort et pensé «eh merde, mes pneus». J’ai garé la voiture, suis allée acheté la dernière boîte Pokemon disponible et j’ai attendu le dépanneur.

J’ai ensuite attendu H. qui est venu me chercher avec la voiture de la voisine. Adieu piscine et colle à papier; pas de regret, sans voiture, je ne pourrai pas me déplacer dans la circo.
Sieste, train pour Paris.

Arrivée trop tôt pour Carmina Burana (je me suis trompée d’une demi-heure, c'était vingt heures), je prends une tranche de pain à la découpe si fine que la boulangère me l’offre, je papote avec « Philippe qui dessine » (ainsi que le nommaient les enfants). La pluie s’est infiltrée dans leur toiture, un énorme champignon a poussé dans un placard, les spores ont couvert les pièces d’une fine poussière blanche, provoquant une allergie. Par ailleurs le dirigeant de sa salle de sport est accusé d’attouchements sur ses petites-filles; la structure où il travaille est rachetée et placée en dépôt de bilan « pour la protéger ». Last but not least, il s’est marié l’année dernière en août.
Mazette, en voilà des nouvelles.

Concert au temple des Batignoles. Nous sommes dans les premiers de la file, nous nous accaparons les places près de la fenêtre ouverte. Il fait terriblement chaud; stoïques, les chanteurs restent debout une heure et demie. Philippe nous raconte les appréhensions de l’autre Philippe (celui qui parlait mais désormais celui qui chante), ils ne sont pas assez préparés, certains chants n’ont jamais été répétés tous ensemble (deux chœurs sont réunis pour l'occasion), etc.
Tout se passe très bien, les départs de chants sont précis et bien ensemble, les percussionnistes énergiques, et nonobstant la chaleur, nous passons une très bonne soirée (le lendemain je découvrirai que ma robe blanche était si trempée de sueur que le banc a déteint sur le coton).
Le chef d'orchestre se perd dans des remerciements trop longs qui finissent par être comiques. Retenons que le programme nous présente une traduction maison, effectuée par l'un des chanteurs professeurs de latin.

Puis repas en formation «Cruchons» réduite, nouvelles des uns et des autres, peu de bitchage, nous nous voyons trop peu pour perdre du temps en persiflage, Philippe chanteur nous donne l'étonnante nouvelle d'avoir entendu Mathieu Francois du Bertrand à la radio.

Je rentre. Epopée habituelle, files à gare de Lyon, policiers et chien, je soupçonne que s'ils ont fini par s'organiser et créer des files dédiées en amont des bus c'est qu'il y a dû y avoir des bousculades et bagares, j'attends une heure debout, c'est long, je regarde la suite d'Haruko, reine du bureau. Rentrée à deux heures du matin (ce billet est positionné pour apparaître dans la journée du samedi malgré tout).

Sauterie

Invitation d'un partenaire à une soirée festive dans les jardins de la maison de l'Amérique latine. J'adore ce genre de festivités — pour les petits fours, le champagne et surtout les lieux emblématiques. J'ai chaque fois l'impression de vivre dans les décors de Balzac.
La chaleur sur la terrasse était supportable car il venait de pleuvoir quelques gouttes.

Maison de l'Amérique latine


En animation proposée, il y avait deux diseuses de bonne aventure. Je voulais y aller mais la queue m'a découragée. Je suis rentrée chez moi tant qu'il y avait des trains.
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