Billets qui ont 'humour' comme mot-clé.

Ça se gâte

Il fait encore très beau. Je me suis réveillée avec une grosse douleur au genou gauche, soit l’inverse d’hier. Je n’y comprends rien, je sais seulement qu’il faut que je skie bien parallèle et qu’il faut absolument éviter de retomber en tirant sur les ligaments des genoux. Nous descendons sur l'autre versant de la montagne, ensoleillé dès le matin. Il n'y a plus vraiment besoin de m'attendre, je suis un poil plus lente mais rien de flagrant.

Nous avons fait une erreur de débutant: en quittant l’appartement C. se plaignait de ses chaussures mais nous a assuré que «ça irait» et nous n’avons pas insisté; nous sommes partis skier. Au fur à mesure de la matinée il a eu de plus en plus mal au point de ne plus vouloir skier l’après-midi. Il est de très mauvaise humeur. Je regrette vraiment de ne pas avoir insisté ce matin pour qu'il les change.

Nous sommes ressortis à trois (O., Cam et moi) pour skier avec A. sur des pistes vertes. Le temps a viré au gris. O. et Cam font les andouilles en jouant à chat avec de grands gestes (ils ont laissé leurs bâtons à l’appartement) et de grands cris (je vois certains skieurs les examiner en se demandant s’ils doivent intervenir). Je soigne mes virages (plier/alléger) et je me retiens de partir tout schuss. Nous sommes contents que A. ait eu envie de skier avec nous; elle était très réticente, elle craint toute perte de contrôle et prise de vitesse, elle examine le fonctionnement des télésièges en supputant les risques d’accident: nous devons une fière chandelle à son moniteur (le chic!) qui a su ne pas la brusquer et ne pas la laisser se braquer.

À la fermeture des pistes nous rejoignons H. et C. devant Goitschel: C. change de chaussures et reprend espoir. Nous prenons un selfie à six (ne riez pas: je le note parce que c'est le premier de ma vie) et nous allons prendre un vin chaud en brasserie. Cam et O. continuent à faire les andouilles en jouant au foot sur la table en soufflant sur une boulette de papier serviette.

La grenouille à grande bouche ne peut pas faire de selfie car elle dépasse du cadre. On lui conseille de dire «confiture».
Elle essaie de le dire «confit..., confit...»
«Marmelade!»

Le soir pendant que C. prépare la croziflette, O. et Cam testent un autre jeu amené par C.: the Mind. Je les regarde jouer sans bien comprendre, comateuse après un deuxième vin chaud pris à l'appartement.

Croziflette. Le reblochon est décevant: il ne pue pas des pieds.

Dragons

Lundi, mardi, mercredi, O. va à la fac pour huit heures et demie et je l'accompagne, soit pour le boulot, soit pour la salle de sport. Le jeudi je suis la seule à avoir une obligation, donc je traîne. Ce matin, j'ai eu le temps de trouver ce combo sur FB:



Ce qui me plaît ici, ce sont les sous-entendus : ce que l'observateur est censé connaître pour apprécier le gag.

(A vrai dire je n'ai reconnu que Game of Throne et bien sûr l'âne de Shreck. O. m'a donné les sources des deux autres images: la première, c'est un jeu d'arcades où l'on tue des dragons, le deuxième est un film (Dragons en français, mais How to trained a Dragon? en anglais) «dont j'aime beaucoup la musique», me dit O.

Statistiques

— Bravo, c'est ton premier prix !
Moi, immodeste — C'est aussi la première fois que je participais à un concours.
— Ça te fait cent pour cent de réussite. Et si tu participes deux fois et que tu gagnes deux fois, ça te fera deux cents pour cent!

Devinette

— Comment appelle-t-on quelqu'un qui croit que la terre est plate ?

Un monde qui m'échappe

Interloquée par un tweet de l'UNEF: «En tant que femme transgenre racisée je suis intersectionnelle. Mais ma racisation fait de moi une personne plus privilégiée qu'une afro descente et c'est à cause du colorisme qui crée un privilège entre les personnes racisées.» Clémence Zamora-Cruz


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tandis que ce genre de dessin circule (dessinateur inconnu pour le moment)


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alimentant les insultes d'une gauche qui ne sait plus prendre de recul.


(En fait ce ne sont pas les revendications que je rejette, c'est le vocabulaire1. Les mêmes idées exprimées de façon compréhensible remporteraient peut-être mon adhésion, ou au moins ma sympathie. Dans le cas d'espèce, il y a trop de mots dont je ne comprends pas le sens exact. Le lecteur (ou auditeur) est arrêté par le langage qui fait barrage aux faits. (Il essaie de démêler le sens des mots plutôt qu'accéder directement à la revendication.))

La fin doit vouloir dire : «il y a une hiérarchie2 dans le racisme subi en fonction de la couleur de peau. J'ai conscience d'avoir davantage de chances qu'une Africaine à peau très noire.» ("descente": est-ce une faute de frappe pour descendante ou pour décente? (mais dans le second cas, qu'est-ce que ça veut dire?))
Et le début : «je suis une femme latinos trangenre: je fais donc miennes les revendications des femmes, des personnes de couleur et des LGBT» (est-ce cela que veut dire «intersectionnelle3»? je n'en suis pas sûre car je ne sais pas exactement ce que désigne "sections" (pour moi une section était quelque chose de l'ordre d'une cellule du parti communiste).

Que ceci soit considéré comme une première contribution à un LTI contemporain (LFV, Langue française du XXIe siècle ?)



Notes :
1 : Ce doit être une preuve de mépris de classe blanc élitiste.
2 : On remarquera le choix de "privilège" plutôt que "hiérarchie": une tendance à s'excuser par avance, ce qui est certes sympathique, mais sans doute inutile pour un état de fait que l'on subit et dont on n'est pas responsable.
Hiérarchie des couleurs de peau (ce que veut dire colorisme?): c'est un fait connu; par exemple la société du Brésil est connue pour hiérarchiser subtilement le métissage. En France la hiérarchie me paraît moins subtile (euphémisme) et tenir davantage à la beauté (oui, personne ne le dit, mais oui) et aux vêtements qu'à la simple couleur de peau. Evidemment, ce genre d'intuition serait à mesurer.
3 : Je me suis renseignée: à l'intersection du racisme et de la mysoginie.

Des blagues quasi à l'infini

Une CPE a fait un concours de blagues avec des élèves de 5e. Elle a appelé Twitter à la rescousse.

En prime, de la poésie de bureau.

Jamais vu autant de blagues que ce 1er avril. Est-ce à cause des fake news? La meilleure est sans doute celle de la police, la plus triste (pour moi) celle de l'équipe de futurism.


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Agenda :
Levée à trois heures du matin car je pensais avoir cours ce soir et je voulais envoyer une ébauche… Erreur, c'est la semaine prochaine.

Nous sachons

J'aime beaucoup une page nommée "Complots faciles pour briller en société". («Nous sachons» en est le slogan.)
L'un des derniers complots dénoncés m'enchante :

ATTENTION, méfiez-vous :
avec le prélèvement à la source, votre employeur va connaître le montant de votre salaire.

Quelques liens à ne pas perdre

Avec toujours le risque (voire la certitude) qu'ils vont se briser :

Des photos d'arbres en noir et blanc: Pierre Pellegrini

Une chanson de Noël finlandaise: l'engraissement du cochon et sa mort. Chanson enfantine, succès populaire. (ôÔ)

Une recette de sablés au gingembre et chocolat (origine: la sécurité sociale (le service diabétique de je ne sais plus quel hôpital).

Le récit d'un prof schizophrène. Très impressionnant. Vivre un film d'horreur exactement comme un film d'horreur: en sachant que tout est faux mais en ayant peur quand même.

L'atlas de Sciences-Po en ligne.

Un Gorafi / the Onion nihiliste.

Pâques

— Mais tu es là ! Tu n'es ni en cours, ni au caté, ni à l'aviron, ni à la messe …

J'ai fait sauter les plombs en branchant mon ordinateur. Ça m'inquiète.

«Ce n'est pas en nous que ça tourne pas rond. C'est autour de nous.» (Un papillon sur l'épaule)

Vu sur Twitter (excusez-moi : habituellement je mets cela sur FB, mais je me suis déconnectée depuis une dizaine de jours pour protester contre l'affaire Cambridge Analatyca) :


Tweets 1 et 2

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3

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Le dossier noir : extraordinaire scénario.

Sur la prière

Un vieux jésuite reçevait un paroissien qui s'accusait d'avoir des distractions pendant ses prières.
— Vous avez de la chance, moi j'ai des prières pendant mes distractions.


(Commentaire invitant à l'indulgence : «tant qu'on ne prie pas on n'a pas de distraction pendant ses prières.»)


« L'inverse du péché n'est pas la vertu (quand on a fait un peu de psychanalyse, on sait ce que peut cacher la vertu), c'est l'action de grâce. »

(ce qui me rappelle Mgr Pansard : « il n'y a que trois prières : pardon, merci, s'il vous plaît. » )

Dernier samedi de l'année

— Il n'y a plus d'anthropophage ?
— Non, on vient de manger le dernier.




Et sinon, une recette de vin chaud.
750 ml de vin rouge (Graves 2015)
50 ml de brandy (j'ai utilisé du cognac)
100g de miel
4 graines de cardamone
3 clous de girofle
2 bâtons de cannelle
le zeste d'une orange.
Amenez l'ensemble à ébullition puis filtrer. Versez sur des amandes et raisins.

Le soir encore Red en enregistrant des livres dans LibraryThing.

Slogan sur un t-shirt

« Les statistiques, c'est cette science qui permet d'affirmer que l'être humain possède une couille en moyenne. »

La maîtresse de Barth

Le professeur d'allemand, Pierre-Olivier Léchot, (également doyen de l'institut), rit : « Ce qui m'amuse, ce sont les réactions scandalisées des Américains à la lecture d'une traduction récente de la correspondance de Barth… Pour moi c'était évident, je l'ai toujours su, je ne me souviens même pas ne pas l'avoir su. »

Mais de quoi parle-t-il ? Je me concentre. Il est en train de raconter avec sa pointe d'accent inidentifiable que Barth avait une maîtresse, a eu une maîtresse toute sa vie ; il a vécu un ménage à trois en se cachant à peine — ou sans se cacher. Les Américains ne le savaient pas (les Français, catholiques ou protestants, le savent-ils ?) et sont choqués : « Evidemment cela jette une lumière particulière sur sa Dogmatique et ses positions sur le mariage. Charlotte von Kirschbaum était bien plus qu'une secrétaire ; d'ailleurs à partir du moment où elle a été hospitalisée, l'écriture de la Dogmatique s'est interrompue. »

(Remarque personnelle : ne pas en conclure trop vite que c'est elle qui en est l'auteur : Saint-Simon a interrompu plusieurs mois ses Mémoires après la mort de sa femme.)


Le soir je fais quelques recherches. A partir de ce billet, de liens en liens, on accède à une série d'articles (en anglais) sur le sujet.

Je traduis les deux citations qui apparaissent dans ce billet :
De cette façon, je n'ai jamais pu et ne peux toujours pas nié ni la réalité de mon mariage, ni la réalité de mon amour. Il est vrai que je suis marié, que je suis père et grand-père. Il est également vrai que j'aime. Et il est vrai que ces faits ne coïncident pas. C'est pourquoi nous avons décidé, après quelques hésitations au départ, de ne pas résoudre le problème par une séparation d'un côté ou de l'autre.

Karl Barth, Vorwort xxii n. 3, letter of 1947 cited by Christiane Tietz, Karl Barth and Charlotte von Kirschbaum, Theology Today 2017 Vol. 74(2), 109.
Et ceci qu'il écrivit il y a longtemps, en 1947, à un pasteur de sa connaissance :
C'est précisément ce qui constitue la plus grande bénédiction terrestre qui m'ait été accordée durant ma vie qui constitue en même temps la plus forte accusation contre ma vie terrestre. Je me tiens ainsi sous le regard de Dieu, incapable d'y échapper d'une manière ou d'une autre […] Il se pourrait que ce soit à partir de cela que l'on puisse trouver dans ma théologie un élément de mon expérience, ou pour mieux dire, un élément de vie vécue. Il m'a été interdit de façon très concrète de devenir le rigoriste que dans d'autres circonstances j'aurais pu devenir.

Karl Barth, BW. Kirschbaum I, Vorwort xxf. n. 1 cited by Christiane Tietz, Karl Barth and Charlotte von Kirschbaum, Theology Today 2017 Vol. 74(2), 111.
Par ailleurs, on trouvera ici une plaisanterie sur la Trinité (le blog dans son entier est à couper le souffle pour qui s'intéresse à l'exégèse ou la théologie).

Devinette végétarienne

— Comment s'appelle le cousin végétarien de Bruce Lee ?

Lundi chargé

Dans le meilleur des mondes j'aurais passé mon week-end à travailler et je pourrais pleinement profiter de ma semaine d'arrêt. Dans la réalité je n'ai rien fait et je m'y mets dès le matin : envoi de mails pour prévenir de mon absence et du fait que je vais envoyer dès que possible des premières versions de documents qui seront à relire afin d'être présentés en conseil d'administration vendredi.
Envoi du procès-verbal du dernier conseil, de l'ordre du jour, de l'annexe des comptes corrigée selon les dernières normes de l'ANC (j'en veux au commissaire aux comptes de m'avoir prévenue de ce changement de normes… mercredi dernier! Quelle andouille, heureusement que je l'aime bien).

Sieste puis départ pour le bistrot d'Edgar près de la grande bibiothèque.
Nous finirons par voir Kwa plus régulièrement maintenant qu'il vit à Boston que lorsqu'il était à Brétigny… (phénomène à la fois étrange et bien connu).
Parlé des élections, et bien sûr de Pénélope, des emplois fictifs, du manque de vergogne:
— Mais en plus, elle travaillait ailleurs, dans une revue ou je ne sais où… (toujours surprenant de constater que quelque chose que l'on considère acquis semble à peine connu par d'autres)
— Oh tu sais, les emplois fictifs, ça se cumule!
Cette capacité à rire de tout, à s'offusquer quelques jours puis se mettre à rire, à tourner en ridicule… Est-ce pour cela qu'il fait bon vivre en France?

Nommer la pluie

Trouvé sur le net, sans doute pour nous faire rire de tout ce qui tombe en ce moment.


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Panama Papers

J'ai l'impression que les Panama Papers font davantage rire les Français (source de plaisanteries, de dessins, reprenant cette remarque de Balzac que je ne me lasse pas de citer: «En France, tout est du domaine de la plaisanterie, elle y est la reine : on plaisante sur l’échafaud, à la Bérézina, aux barricades, et quelque Français plaisantera sans doute aux grandes assises du Jugement dernier.») qu'ils ne les scandalisent (ce qui n'est pas pour me déplaire, d'ailleurs. Je préfère cela aux bougonneries perpétuelles).

Peut-être n'est-ce que moi qui suis fataliste et désabusée depuis que j'ai appris qu'en 1932, la révélation de comptes cachés en Suisse a permis, non pas la condamnation des fraudeurs, mais la chute du gouvernement. (J'en ai déjà parlé, je pense, car cela m'a accablée: à quoi bon les déclarations de principe, les puissants ne sont mis en cause que par les révolutions (et c'est alors dans le sang. Or je ne souhaite pas de sang, et la révolution me fait peur. Comme dirait H., quoi qu'il arrive, nous serons du mauvais côté: pour la gauche (la vraie) nous serons riches, pour la droite, nous serons intellos.


PS: 11 avril. J'ajoute ces pastiches à la Panamanière. Voir aussi chez Elisabeth et Guillaume.

Le monde comme il va (c'est ainsi qu'Allah est grand)

France Inter, 6h50, j'écoute la chronique qui résume l'actualité culturelle de la semaine:

- lundi, nomination d'Amanda Lear et Michel Leeb à la Comédie française pour une antenne décentralisée à Sartrouville pour se rapprocher des jeunes.
- mardi, je ne sais plus.
- mercredi, Woody Allen annonce qu'il veut faire touner Julie Gayet et Valérie Trierweiller dans un "Midi à Paris". Trierweiller a déjà dit oui, Julie Gayet réserve sa réponse.
- jeudi, le centre Pompidou va être installé à Singapour.

C'est à ce moment-là que je me suis dit que quelque chose ne collait pas. Ah oui, premier avril!
Le plus effrayant, c'est tout de même que tout le reste paraisse possible.

La devinette du 15 août

— Quelle est la musique préférée d'un magicien noir ?

Weimar

Aller en décapotable par les petites routes soit trois heures pour faire 140 kilomètres; retour par l’autoroute soit une heure et demie pour 160 kilomètres. (A. a un peu exagéré).
Lire le guide vert en même que l’on roule est une tentation permanente: nous passons à trente ou quarante kilomètres du lieu de naissance et de mort de Luther, plus tard un panneau indique la ville de Gutemberg sans que nous sachions si cela a un rapport avec l’imprimeur.

Nous arrivons peu avant midi à Weimar et la première chose que nous repérons en arrivant sur la place devant la maison de Goethe est une citation de Jules Renard peinte en hauteur sur le mur d’une maison d’une rue adjacente (c’était en allemand, je ne m’en souviens plus (quelque chose du genre «si vous trouvez la vie, donnez-moi son adresse»)).

Trop de choses à voir en trop peu de temps (deux jours de visite, dit le guide, nous devons y passer une après-midi), d'où hésitations, d'où encore moins de temps.

Maison de Goethe, église St Pierre et Paul (la toiture est percée régulièrement de petites lucarnes, c’est très joli), retable de Cranach. Les stalles ont été décapées pour retrouver la couleur du bois sous la peinture grise.
Déambulations dans le cœur de la ville, paillasson «Ici Goethe n'est jamais entré».

Sur la façade du Stadtschloss une banderole proclame: «Cranach est chez Schiller» (comprendre: les Cranach sont en exposition à la maison de Schiller).
Le rez-de-chaussée expose des icônes russes et des peintures de la Renaissance (et des photos des tableaux de Cranach déplacés), le premier étage est magnifique, enfilade de pièces au parquet marqueté et lustres resplendissants, nous sommes seuls, de loin en loin un gardien nous regarde passer. Nous n’aurons pas le temps de visiter le deuxième étage dédié à l'impressionnisme (une cathédrale de Monet dit le guide), le château ferme.
Un tableau (Henrietta Stuart von Oranien, Henriette Stuart d'Orange, non pas la fille d'Henri IV comme nous l'avons pensé sans y croire (ce d'Orange, vraiment, était étrange), mais sa petite-fille) me fait comprendre qu’Oranienbaum à côté de Dessau doit faire référence à la maison d’Orange.

Pas vu le cimetière (les tombes de Goethe et Schiller), ni la cabane de Goethe, ni la chapelle orthodoxe d'une princesse russe épouse du duc du lieu.

Crêpe au roquefort dans une crêperie bretonne. Un peu de pluie.
J’ai acheté une peau de mouton sur la place du marché, destinée à la voiture.


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Bonus: histoire du poulet racontée par A.
Les Américains ont inventé un canon à poulets pour tester la résistance de leurs avions aux oiseaux.
Les Belges qui travaillaient à leur train à grande vitesse ont voulu utiliser ce canon pour des tests. Le poulet a explosé la vitre du train, traversé le fauteuil du mécano, défoncé la console d'instrument de bord avant de s'encastrer dans le panneau arrière de la cabine de pilotage. Les Belges ont alors demandé aux Américains si leur appareil était bien réglé.
Ceux-ci ont vérifié. La conclusion du rapport était: «il faut décongeler le poulet».

Proverbe chinois

Dieu créa le monde.
Tout le reste vient de Chine.

A propos de Lumen Gentium 36, un prêtre oratorien

«On voit ici l'ampleur de ce qui est demandé aux laïcs ! Je ne suis pas laïc, je suis bien content.»

Chez le charcutier



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Trois dernières pour la route

Dans les dessins parus ces derniers jours (on remarquera que c'est finalement le texte qui prime: du dessin comme littérature) :


1/ Un terroriste cagoulé de noir armé d'une kalachnikov entre dans la rédaction en hurlant :
— Allah Ackbar !
— Poil aux nibars !
— Mais tais-toi, tu vois bien que ça ne le fait pas rigoler !
— Poil au Mahomet !

NB : Ceux qui connaissent bien Astérix revoient aussitôt Astérix légionnaire.


2/ Une femme de ménage passe la serpilière dans une flaque de sang.
Légende : J'essuie Charlie.


3/ La même, cette fois-ci commentant :
— Ça me change du sperme, du vomi et du gros rouge.

La blague juive du lundi

Lundi, c'est théologie.

C'est Schlomo qui meurt à 98 ans. Schlomo est un homme bon, qui n'a jamais causé un tort, jamais fait une mauvaise action. Il est accueilli par Abraham qui après avoir parcouru son dossier du regard s'exclame:
— Comment Schlomo, tu n'as jamais commis le mal? Mais comment pourras-tu goûter le paradis si tu n'as jamais péché? Retourne en bas et cause du tort!
— Oh non, je vous en supplie, je suis fatigué, je n'ai pas le courage…
— Retourne !

Alors Schlomo retourne chez lui. Il faut qu'il trouve une mauvaise action à accomplir. Il voit Sarah, 97 ans et demi, en train de faire la vaisselle. Il réfléchit, soupire, se décide, et il lui met la main aux fesses.
Sarah se retourne et s'exclame : «Oh Schlomo, comme c'est gentil ce que tu viens de faire!»

La blague du vendredi

— Moi aussi j'ai une histoire drôle : c'est un type qui entre dans un café.



[Silence]
Tout le monde se regarde.
Dans le silence navré il reprend:



— Elle existe en version zoophile, aussi : c'est un type qui entre dans un bar.

Pensée inavouable

Les travaux continuent. L'accès au quai à l'extrémité de la rue, si pratique, est fermé depuis lundi pour installer un ascenseur.

Et tandis que, ma voiture garée, je passe devant la porte condamnée pour aller prendre l'autre accès deux à trois cents mètres plus loin, je me dis qu'il va en falloir, des accidents de voiture pour produire tous les handicapés nécessaires à l'amortissement de ces travaux !


Pardonnez-moi, je suis assureur, c'est pour ça.



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Agenda
Ce matin, retard dû selon le conducteur "à un accident grave de voyageur", selon le panneau gare de Lyon "à une personne sur les voies" (pas de photo).
Ça sent le corps retrouvé au petit matin.

Je dîne gare de Lyon avec Hervé qui revient d'Avignon (Hodgson de Supertramp sur écran géant dans la brasserie) et nous rentrons ensemble.

Point Culture

Anecdote relatée par Laurent qui m'autorise à la reproduire ici :

« Dans la salle de gymnastique, deux hommes parlent d'un troisième qui ne serait pas très au courant des choses du football, confondrait des joueurs, ignorerait la composition de certaines équipes, serait incapable de faire d'intelligents pronostics quant à la suite du tournoi de la FIFA.

Le jugement tombe, sans appel :
"Il n'est pas très cultivé."

La blague du dimanche

Suite à une erreur d'aiguillage, un ingénieur arrive en enfer. Il se promène un peu:
— Punaise, qu'est-ce qu'il fait chaud!
— C'est normal, c'est la clim qui déconne depuis des mois, le service de l'entretien est trop paresseux pour intervenir.
L'ingénieur, qui est un peu bricoleur et a fait Méca Nantes, donne quelques coups de marteau, vérifie la pression, et quelques ajustements plus tard la clim se remet à marcher.
Sur sa lancée, il corrige la réfraction des murs pour rendre les locaux moins bruyants et répare la tireuse à bière.

Bref, quand quelques mois plus tard, Dieu jette par hasard un regard vers le bas, il manque de s'étrangler et interpelle le diable:
— Comment? Depuis quand boit-on des coctails dans une petite brise fraîche chez toi?
— C'est l'ingénieur, il a tout réparé, depuis c'est cool.
— Quoi !??! Mais il n'en est pas question, renvoie-le moi, c'est une erreur!
— Ah non, je l'ai, je le garde!
— Renvoie-le moi ou je te fais un procès!
Alors le diable regarde Dieu et lui demande:
— Ah bon? Et où vas-tu trouver un avocat?

Devinette

Quelle est la différence entre une racaille et un scout ?









La racaille nique ta mère









Le scout monte ta tænte.

Une blague théologique de Jacques Higelin

C'est Joseph qui dit à Marie : « QUOI !!??? »

Noël

Mes parents et mes beaux-parents arrivent à midi. Comme nous avons paressé les jours précédents, le branle-bas de combat est sonné: ménage pour tous tandis qu'H. se met aux fourneaux. A l'heure dite tout est à peu près prêt, c'est l'avantage des ados sur les enfants plus jeunes.

Journée sereine (commentaire qui paraît innocent mais qui représente des années d'évolution souterraine) qui se termine comme souvent désormais par des mille de belote: j'ai découvert en mon père un joueur averti, ce qui prouve qu'il doit jouer souvent au club de tennis quand sa santé ne lui permet pas d'aller sur le terrain.

C. reçoit trois livres de blagues navrantes, du genre «Un poussin égale deux», ce qui alimente la conversation pendant de nombreuses minutes.

Je souhaitais un iPod pour écouter mes podcasts et mes livres, je me retrouve un peu désemparée avec un iPhone. Je n'ose expliquer ce qui m'inquiète: que je m'y habitue trop et ressemble à tous ces voyageurs de RER le nez dans leur écran, que je cesse de lire, moi qui lis déjà si peu et si insuffisamment.

Lauréat

— Aujourd'hui on a fait un concours de blagues nulles et j'ai gagné: «C'est l'histoire d'un type qui entre dans un café, et plouf!»

Plaisanterie entre apprentis exégètes

O. Artus pendant le cours: «Wénin a fait le choix d'une lecture totalement synchronique et souvent psychanalytique, mais il ne faut jamais oublier qu'il connaît la Bible en hébreu par cœur.»

A la sortie, nous nous interrogeons:
— Ce n'est pas de la fausse modestie de la part d'Artus?
— Non, lui est spécialiste du Pentateuque, pas de la Bible en son entier.
— Ah oui, ce doit être ça : lui ne connaît que le Pentateuque par cœur, en hébreu, en hittite et en akkadien.

Blagues mathématiques

Constante et Exponentielle sont dans un bateau. Constante crie :
— Au secours, on dérive !
— C'est pas grave, répond Exponentielle.

Un Cosinus s'est égaré dans une soirée pleine de Sinus. Il est tout seul, personne ne s'occupe de lui, il se sent triste. Au bout d'un moment, se sentant abandonné, il décide de partir.
Alors un Sinus le rattrape et lui dit gentiment: "Reste, on va t'intégrer".

La blague du dimanche

Elle a sans doute circulé sur FB sous forme de dessin, mais comme je suis coupée de tout ça, je la raconte à l'ancienne:

Un homme et une femme sont au lit.
Un homme ouvre la porte et la femme s'exclame:
— Ciel, ton mari !

La réalité dépasse la fiction

Il y a quelques années, j'avais mis une demi-minute à comprendre l'absurdité d'un article de journal parlant de "graines de bonsaï" un premier avril…

… ce qui fait que j'ai soigneusement photographié ces paquets de graines à Amsterdam, attendant mon heure.


Retour à la normale (?)

Pour la première fois depuis des semaines, je me retrouve à mon bureau — rangé et épousseté — pour taper quelques lignes. Depuis que j'ai ce portable, je m'installe le plus souvent dans mon lit ou devant un film — évidemment je n'écris pas les mêmes choses.

Réveillée ce matin sur un mauvais rêve: devoir de grec, tout le monde a fini, je suis seule dans la salle, la feuille du sujet est coupée en deux, il me manque le bas, je ne sais pas ce qu'il faut faire, quelles sont les questions.
(Je ne fais que des mauvais rêves en ce moment, qui font peser une inquiétude sourde sur les journée. Lundi dernier, René.)

J'ouvre Taubes au hasard parce qu'il traîne dans la cuisine (la voix de cet homme, même à travers la traduction, est extraordinairement proche (il faut dire qu'en l'occurence il s'agit de transcription de conférences, ce qui ajoute à la proximité). J'ai hâte de réussir à le déchiffer en allemand: est-ce qu'il en sera de même (ou sera-ce mieux?), ou la langue constituera-t-elle un obstacle? — Je le redoute mais je n'y crois pas):
Je dirais qu'il existe deux modes du philosopher (pardonnez-moi d'être dogmatique, mais la discussion va bientôt se terminer et je m'en sortirai indemne). Il y a tout d'abord le mode antique, qui dit au fond ceci: la vérité peut difficilement être atteinte, elle n'est accessible qu'à quelques-uns, mais elle existe toujours. C'est, en gros, le problème de Platon et d'Aristote. Il existe un autre mode du philosopher, que j'appellerait celui qui est passé par le Christ. Hegel dit que la vérité ne peut être atteint que difficilement et qu'elle doit parcourir toute l'histoire, mais qu'ensuite la vérité est là pour tout le monde.1

O. revient du ski et est proche de la brûlure au second degré sur le menton (ça croûte).
Clément revient de son stage de BAFA, enchanté.
Repas animé ce soir après cette semaine si silencieuse, une histoire de banane dans l'oreille et de pompe à essence (— Oui, ça me rappelle la blague du type qui va tout nu à un bal masqué. "T'es déguisé en quoi?" lui demande un copain. "En pompe à essence").






1 : Jacob Taubes, La théologie politique de Paul, p.119 (Seuil, coll. Traces écrites)

La vie IRL pour les nuls

— Il faut que je me mette à faire dans la vraie vie ce que j'ai fait sur internet: il faut que j'arrête de plaisanter. Comme personne ne comprend mon humour, j'écris mais je ne valide pas, j'écris et j'efface. Avant je mettais des smileys, mais comment met-on un smiley dans la vraie vie?
— Maman! Un smiley dans la vraie vie, ça s'appelle un sourire !!!



(Mais bon, quel intérêt de raconter une grosse bêtise ou une fine plaisanterie en souriant? Ne pas sourire, c'est faire confiance à vos interlocuteurs, savoir (croire) qu'ils vont comprendre que c'est une grosse bêtise ou une fine plaisanterie; et même penser qu'il est impossible que vos interlocuteurs ne s'en rendent pas compte; et il est toujours un peu décevant, pour ce que vous pensez d'eux et ce que vous découvrez qu'ils pensent de vous, de s'apercevoir qu'ils ne voient pas la grosse bêtise ou la fine plaisanterie, ou n'y croient pas, qu'ils ne vous en pensaient ou ne vous en pensent pas capable, en un mot, qu'ils ne vous font pas crédit.)

Contretemps

Vu sur un pull en vitrine :

Do Winter
Do Spring
Do Summer
Donot Fall


Journée très speed, dont un aller/retour cauchemardesque à Roissy sous la pluie et un avion raté à cause de soixante centimètres d'eau dans un creux sur une bretelle d'accès d'autoroute (une demi-heure de bouchon à quatre kilomètres de l'aéroport. Embarquement clôturé quarante minutes avant le décollage pour cause de navette vous emmenant à l'autre bout des pistes. Nous sommes arrivés quinze minutes trop tard.)
On recommence demain pour un avion à sept heures vingt. Quand je pense que je me disais que j'allais me détendre et dormir après le décollage de cet avion…

Par ailleurs l'hiver sera rouge.

La blague du mardi

Si Hitler s'était appelé Pepito, on aurait dit "Hi, Pepito".

La blague du week-end

— Vous savez pourquoi les croque-morts s'appellent croque-morts? Ils mordaient l'orteil des morts pour vérifier s'ils étaient bien morts?
— Euh, oui.
— Eh bien un jour, on leur a amené un cul-de-jatte et depuis, ça s'appelle les pompes funèbres.




Fêté les soixante-dix ans de mon beau-père en grand comité. Je suis contente, j'y tenais, c'est un homme soupe-au-lait mais extrêmement disponible et serviable à qui l'on ne dit pas assez merci.

La devinette du week-end

— Connaissez-vous la différence entre filer à l'anglaise et filer à la juive?
— … ??
— Eh bien, filer à l'anglaise, c'est partir sans le dire, filer à la juive, c'est dire qu'on part sans partir.

La (longue) blague du week-end

Deux mille-pattes s'en vont bras dessus, bras dessous, bras dessus, bras dessous, bras dessus, bras dessous,...

La blague du week-end

— Je ne sens plus mes pieds !
— Moi si, mais j'ai un bon nez.

Rendre le monde plus fou

A bas la société de consommation


Je traduis un article trouvé sur twitter:

Cette lettre a été envoyée par un grand magasin anglais d'Oxford à l'une de ses clientes:

Chère Madame Murray,

Bien que nous apprécions à leur juste valeur vos visites régulières et l'usage de votre carte de fidélité, le directeur de notre magasin envisage de vous interdire, à vous et à votre famille, l'entrée de nos magasins, à moins que votre mari cesse ses excentricités.

Vous trouverez ci-dessous une liste de ses méfaits commis durant les derniers mois, tous attestés par les caméras de surveillance:
- le 15 juin, a pris 24 boîtes de préservatifs et les a distribuées au hasard dans les caddies de clients quand ceux-ci regardaient ailleurs;
- le 2 juillet, au rayon articles ménagers, a réglé les sonneries des minuteurs de façon à ce qu'elles se déclenchent l'une après l'autre à cinq minutes d'intervalle;
- le 14 août, a déplacé un panneau "attention, sol glissant" sur une zone moquettée;
- le 4 octobre, a utilisé l'objectif d'une caméra de sécurité comme miroir pour se curer le nez;
- le 3 décembre, a parcouru tout le magasin en regardant autour de lui avec méfiance et en fredonnant audiblement le thème de "Mission impossible";
- le 18 décembre, s'est caché entre des vêtements suspendus en criant «Attrapez-moi, attrapez-moi!»;
- le 23 décembre, s'est enfermé dans une cabine d'essayage, puis a crié très fort: «Il n'y a pas de PQ ici».

Veuillez agréer nos sincères salutations,

Le directeur du magasin

Repéré par Derrick Soo


Le livre des questions (version pas très sérieuse, j'en ai peur)


J'aime beaucoup le septième livre. (Surprise de voir apparaître ici Roger-Pol Droit…) J'aime bien l'idée aussi de voir la tête de gens dans le frigo (livre 3) : 241543903(ceci est la raison (enfin, l'une des) pour laquelle j'aime les Américains: cette façon de s'amuser ensemble sans avoir besoin de savoir qu'ils ne seront pas seuls à agir ainsi, sans avoir peur du ridicule… (Et ça y est, je viens de comprendre ce que c'est qu'un "MEME".))

Humour policier

L'un des chevaux de la brigade de police montée de ma ville s'appelle "Non violent". (J'ai tenté une photo, mais il faisait trop mauvais).

(Et sinon, j'ai un souffle au cœur. (— Ça veut dire quoi? — Ça veut dire que l'aorte est légèrement rétrécie, et que le sang au lieu de faire Chtomp-feu fait Tchou-ifff.) Ça me fait rire jaune; quand j'étais au collège et au lycée je considérais que les élèves qui ne faisaient pas de sport sous prétexte de souffle au cœur n'étaient que des tire-au-flanc. Je crois de plus en plus au karma.)

Politiquement incorrect

Conversations entre assureurs

— Je viens d'une boîte américaine. Les mails étaient filtrés, il leur a fallu du temps pour comprendre que insurance se disait "assurance", et chaque fois que nous écrivions "ass", nous recevions un mail en anglais nous avertissant que nous utilisions des mots non autorisés et qu'une récidive entraînerait des sanctions…
— Ils lisaient vos mails? Et la CNIL ?
— Bah…



Un peu pas écrivable, j'ai hésité, mais je tente (conversation à quatre ou cinq):

— J'ai regardé l'émission sur Hitler hier, j'ai été choquée d'apprendre qu'Hugo Boss avait dessiné les uniformes des SS. Et Ford qui offrait cinquante mille dollars à Hitler pour son anniversaire…
— C'est comme Allianz qui assurait les camps de déportations…
— Oui. Vous imaginez la visite de risque? Vos chaudières m'ont l'air un peu en surchauffe, là…
— Est-ce que vous avez correctement sprinklé vos bâtiments?

La devinette du week-end

Que font les petits champions ?

Vieille blague et illumination syntaxique

Johnny et Laetitia se retrouvent après une séparation de quelques jours. Ils font l'amour, et Laetitia, dans un élan amoureux, s'exclame:
— Oh Johnny, tu m'as manqué!
— Fallait pas bouger, salope!

Et soudain, je découvre qu'il y a deux façons d'accorder "manquer".

Deux blagues pour ce week-end

Arafat va très mal, il est probablement en train de mourir. Il obtient l'autorisation de se faire soigner en France. Il arrive semi-comateux, n'a conscience de rien. Quelques heures plus tard il se réveille dans un lit d'hôpital:
— Où suis-je ?
— A Villejuif.
— Aaaahh!
Il s'évanouit. Plus tard, au réveil:
— Et qui me soigne?
— Le professeur Israël.
— Arghhh!
Il tombe dans le coma. Quelques jours plus tard alors qu'on pensait qu'il n'y avait plus d'espoir il reprend conscience, tente de regarder par la fenêtre:
— Quel temps fait-il?
— Maussade.
Il meurt d'une crise cardiaque.



Jean-Marie Le Pen revient tranquillement d'un meeting, les rues sont désertes. Il aperçoit un arabe, vérifie que personne ne regarde, le vise et l'écrase. Cependant, pris d'un doute, il recule, descend de voiture vérifier que l'arabe est bien mort. Il aperçoit une liasse de billets dans la poche du cadavre. Il tend la main pour s'en saisir et… c'est alors qu'une nuée blanche envahit la rue:
— Voyons Jean-Marie, sois raisonnable, on ne peut pas avoir le beur et l'argent du beur.



(Message personnel pour C.: 40 ans de Jérôme entre Yves et Michel).

No comment

« C'est dans les vieilles peaux qu'on fait les meilleures soupes. »

La blague du week-end (pour Patrick et Maud (et pour Aymeric, un jour))

— Ma fille, il faut qu'on parle. Il est temps d'avoir quelques explications sur comment on fait les bébés, tout ça…
— D'accord papa. Qu'est-ce que tu veux savoir ?

Quelques liens

Des jeunes en colère pillent un magasin Damart;

Günther, encore et toujours (je mets le lien vers un billet sur Bill Brandt. J'aime beaucoup ses photos de corps déformés par la perspective);

LE site sur l'Iran (en anglais, désolée);

comment peindre des pointes de sein à sa Barbie (même si vous ne lisez pas l'anglais il y a des photos);

une vente de photos de Richard Avedon chez Christies le 20 novembre;

les manuscrits de la Mer morte bientôt disponibles en ligne;

le virus Stuxnet dans la guerre cybernétique;

une histoire de la typographie

et la mort de Mandelbrot.

Un dernier souvenir

Nous demandons à l'un des Annecileviens de nous photographier sur le ponton. Il s'exécute de bonne grâce, chargé de trois ou quatre appareils :

— On sourit. Ici on ne dit pas "ouistiti", mais "reblochon".

Feignasse !

L'étage s'est vidé durant le week-end. je fais le tour des bureaux, récupère une carte de France, un calendrier, des aimants... Dans l'ancien bureau d'une personne de la DRH je détache une liasse d'éditoriaux photocopiés de je ne sais quel magazine. Il s'agit pour la plupart de conseils comportementaux, mais l'un a retenu mon attention:

Vous voulez donc prendre un jour de congé. Regardons de plus près votre demande. L'année compte trois cent soixante cinq jours. Il y a cinquante deux semaines par an et chaque semaine vous disposez déjà de deux jours de congé. Il vous reste donc deux cent soixante-et-un jours disponibles pour le travail. Comme vous passez seize heures par jour loin du bureau, vous enlevez cent soixante-dix jours, ce qui vous laisse quatre-vingt onze jours de présence. Vous faites chaque jour une pause-café de trente minutes, soit un total de vingt-trois jours par an, ce qui vous laisse donc soixante-huit jours. Avec une pause de midi d'une heure par jour, vous utilisez encore quarante-six jours, laissant vingt-deux jours disponibles pour travailler. En moyenne, vous êtes malade deux jours par an, ce qui vous laisse vingt jours. Comme l'année compte cinq jours fériés et que l'on vous accorde en plus quatorze jours de vacances, il ne reste plus qu'un seul jour pour travailler! Je veux bien être pendu si je vous laisse prendre précisément ce jour de congé!

Chuck Norris au petit déjeuner

Nietzsche a dit «Dieu est mort».
Dieu a dit «Nietzsche est mort».
Chuck Norris a dit «Merci qui ?»


Jésus multiplia les pains et ils mangèrent.
Chuck Norris multiplia les pains et ils mangèrent grave.


Chuck Norris fait pleurer les oignons.


Etc. Ça réveille.

Une histoire de Ian Monk

A l'oulipo, jeudi dernier. A prononcer ave l'accent anglais et les cheveux en crinière.

C'est un type qui s'est coupé tous les doigts avec un massicot, les dix, comme ça, schhaffttt! Il arrive à l'hôpital et le chirurgien veut les recoudre.
— Ils sont où, vos doigts?
— Mais je les ai pas! Ils sont restés par terre, à l'atelier.
— Mais il fallait les ramasser.
— Avec quoi?

La blague du mardi (je suis un peu décalée) (et un doute me vient: elle est sans doute très connue)

— Ségolène, la tache qui rit.

Projet

— Et toi, tu veux des enfants quand tu seras grand ?
— Ch'ais pas. J'vais essayer.
— Oh, essayer c'est sympa. C'est réussir qu'est embêtant.

Photo de classe

— Kevin, rentre le ventre, sors la poitrine ! Jessica, le contraire !

Logique

Si la tartine ne tombe pas du côté beurré, c'est que vous l'avez beurrée du mauvais côté.

Après- midi de tarot

« Everything is under control : le bateau coule normalement. »

Un blog, quelle ouverture d'esprit !

Ça m'a bien plu :


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Par ailleurs, vous pouvez voter ici pour le meilleur site de dessins on the web (ce qui est aussi un moyen d'en découvrir un certain nombre que je ne connaissais pas).

La blague du week-end

— Madame, vous êtes moche !
— Monsieur, vous êtes soûl !
— Oui, mais moi, demain, ce sera passé.

La blague du week-end

Elle est ressortie hier, j'étais persuadée de l'avoir déjà racontée ici, mais je n'en trouve pas trace. Donc voici :

Marie-Madeleine est sur le point de se faire lapider. Jésus prononce sa célèbre phrase :
— Que celui qui n'a jamais péché lui lance la première pierre.

A ce moment-là, une pierre traverse l'espace et atteint Madeleine à la tête.
Exaspéré, Jésus se retourne et dit: «Maman, arrête de me suivre !»

Trois liens (en anglais, sorry)

  • un blog entièrement consacré à la pandémie de grippe à travers le monde, avec de précieux liens et ressources en marge
  • un blog dont j'ai souvent envie de traduire des morceaux (chunks), dont l'obsession, encore plus que simplifier, est de réduire le désordre (mais il me semble que réduire le désordre prend beaucoup trop de temps quand cela devient si obsessionnel. Et il me semble que de grandes pièces vides ne nourrissent plus assez l'âme, ne lui tiennent plus assez chaud. Ainsi, nous avons dû réduire l'âtre trop large de notre cheminée: le feu avait froid et ne prenait pas. Même le feu a besoin de chaleur.) Cependant, j'aime ce blog.

Dieu joue aux dés.

Du coup je songe sérieusement à revenir aux bonnes vieilles habitudes.
Mon blog, je vais vous le graver sur des plaques de pierre et je vais en choisir un au hasard pour venir recupérer les notes sur le mont Sinaï.

Dieu, le 30 novembre 2006

Voilà: le secret est là : il n'y a pas de morale là-dedans, le choix se fait au hasard (le contraire d'un choix, finalement).



(Du coup, mon moral remonte. Je vais écrire un peu au lieu de trier du papier.)

Escalator de la Défense, matin

Derrière moi deux jeunes femmes discutent :

— Et il fait tellement chaud dans les transports en commun! Tu fais comment, toi?
— Je me mets à poil. Je ne me rhabille qu'au moment de sortir du bus.
— Ah c'était toi? Je me disais aussi, quelle popularité, cette ligne !

En faire moins, plus lentement

Je crois que j'ai trouvé un moyen simple de remplir ce blog : traduire les billets qui me plaisent, pour tous ceux qui se plaignent de ne pas lire l'anglais (en attendant de faire des progrès en allemand.)

Ralentissez maintenant !

1 - Prenez une tasse de thé, surélevez vos pieds et regardez par la fenêtre d'un air vague. Avertissement : ne pas mettre cela en pratique au volant.

2 - Faites une chose à la fois. Rappelez-vous que le multitâche est une faiblesse morale (sauf pour les femmes qui ont des fonctions cérébrales supérieures.)

3 - Ne vous laissez pas entraîner à répondre à des questions. Une réaction n'est pas une solution. Soupesez, prenez votre temps.

4 - Apprenez notre Manifeste Lent.

5 - Bâillez souvent. Des études médicales ont démontré beaucoup de choses, et sans doute que bâiller pourrait être bon pour vous.

6 - Passez davantage de temps au lit. Vous aurez une meilleure opportunité d'y cultiver vos rêves (mais pas vos aspirations).

7 - Lisez les histoires lentes.

8 - Passez plus de temps dans votre bain (cf. la lettre du à ne rien faire. (Oui, c'est le point le plus difficile.)

10. Evitez le trop grand sérieux. Riez, parce que votre passage sur terre n'a qu'une durée limitée.

Twitter

Comme j'essaie de passer moins de temps sur FB, je twitte (c'est logique, ça?)

Diverses analyses s'étonnent que les gens ne restent pas sur Twitter et abandonnent très vite. Twitter serait fait pour vendre une "marque" (soi-même) et découragerait les personnes n'ayant pas une mentalité de star (je simplifie).

Je crois plutôt que Twitter se heurte à deux problèmes: d'une part on ne peut pas (il ne faut pas) y entrer seul (puisqu'il s'agit de choisir qui on lit et d'être choisit par d'autres, il vaut mieux être plusieurs quand on commence: ce n'est donc pas l'outil pour découvrir les réseaux sociaux, il faut déjà être inséré dans un réseau); d'autre part il n'est pas traduit, ce qui reste un obstacle pour 80% de la population française (et pourtant, quel outil formidable pour tenir les grands-mères et les arrières-petites cousines au courant de la vie quotidienne! Enfin de l'information continue!)

J'ai découvert un site qui met les twitts en dessin, un autre qui collectionne les phrases des twitteux dont les chevilles gonflent.




piqué ici.

En famille

— Parfois dans la vie, j'aimerais bien pouvoir faire pomme Z.
— …
— Mais je me demande ce qui se passerait si tout le monde faisait pomme Z en même temps.
— Euh...


Par définition, les vacances sont l'occasion de passer beaucoup plus de temps ensemble que d'habitude. Evidemment, en troupeau bruyant (quatre ados ou presque), on fait très touriste et j'en suis parfois un peu gênée. Cependant, je m'instruis.


(minorité invisible)
— Et moi je pensais qu'un re-noi, c'était un habitant de Rennes; alors quand mes copains me disaient: «t'as vu les deux renoi», je répondais: «mais comment vous le savez?», et ça les faisait rire.


Qu'est-ce qu'une blonde paumée?
Une tarte aux fraises.


Qu'est-ce qu'une blonde avec des lardons dans les poches?
Une quiche lorraine.


Proverbe canin: si ça ne se mange pas, si ça ne se boit pas, si ça ne se baise pas, pisse dessus.



Un jet d'eau, des jedis.


Qu'est-ce qu'un nain sur le point de mourir ?
Un nain fini.


etc.


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Agenda
Giudecca.
Torcello, Burano.
Arrivés trop tard à Torcello pour visiter la basilique.

Belote et chocolats

Je passe mes journées à dormir, jouer aux cartes, manger du chocolat, lire, écrire.
Ayant trouvé à qui parler sur FB, l'intérêt du blog s'amenuise à disparaître.

L'une des dernières conversations en cours m'a rappelé cette vieille blague:
à vingt ans, l'amour, c'est MMS : matin, midi et soir;
à quarante, c'est MMS : mardi, mercredi, samedi;
à soixante-quinze, c'est MMS : mars, mai, septembre;
à quatre-vingt, c'est MMS : mes meilleurs souvenirs.

Déjeuner dominical

Chuck Norris et Superman ont fait un bras de fer.

Celui qui perdait devait porter son slip par-dessus son pantalon.

Vocabulaire de la crise

Ce n'est pas que ce ne soit pas stupide, mais ça soulage. (dédié à Zvezdo, as usual).

CEO : Chief Embezzlement Officer.

CFO : Corporate Fraud Officer.

BULL MARKET : A random market movement causing an investor to mistake himself for a financial genius.

BEAR MARKET : A 6 to 18 month period when the kids get no allowance, the wife gets no jewelry, and the husband gets no sex.

VALUE INVESTING : The art of buying low and selling lower.

P/E RATIO : The percentage of investors wetting their pants as the market keeps crashing.

BROKER : What my broker has made me.

STANDARD & POOR : Your life in a nutshell.

STOCK ANALYST : diot who just downgraded your stock.

STOCK SPLIT : When your ex-wife and her lawyer split your assets equally between themselves.

FINANCIAL PLANNER : A guy whose phone has been disconnected.

MARKET CORRECTION : The day af ter you buy stocks.

CASH FLOW : The movement your money makes as it disappears down the toilet.

YAHOO : What you yell after selling it to some poor sucker for.$240 per share.

WINDOWS : What you jump out of when you're the sucker who bought Yahoo@$240 per share.

INSTITUTIONAL INVESTOR : Past year investor who's now locked up in a nuthouse.

PROFIT : An archaic word no longer in use.

trouvé sur le net, relevé par Le Nouvel Economiste du 13 novembre 2008

Nikita Nicolas, même combat !

Ça doit être en train de faire le tour du web, mais tant pis pour l'originalité:

(Précisons que j'aime bien ce slogan: je fais partie de ceux qui ont été élevés dans la religion du travail, et qui ne comprennent pas très bien qu'on puisse avoir des problèmes avec la DRH parce qu'on travaille trop.)

A l'occasion, j'essaierai de mettre un meilleur scan en ligne.

Qu'est-ce qu'on s'amuse

On dirait Jean Yanne.

(Ces internautes, aucun respect.)


(Je ne sais jamais quel titre donner à ce genre de billet: quelque chose de racoleur ou d'énigmatique?)

Aptitude inattendue

— Je ne sais pas plonger mais je fais très bien le cornichon dans le vinaigre.

Bêtes à manger du foin

Slogan imprimé sur des gâteaux 1er prix dans la famille des Prince et des BN: «Riche en fourrage».

Moi, ça me fait rire, tant pis pour vous

La blague initiale, je suppose, devait comparer les dégâts causés par les différents styles policiers. Elle a été enrichie par les militaires (ou les civils?) de la DGA (direction générale pour l'armement).
Difficile d'expliquer ce qui me fait rire: c'est en partie un clin d'œil partagé (l'ami qui m'envoie ça travaille à la DGA et lance les appels d'offre pour l'achat de machines à attraper les lapins) et en partie professionnel (de vieux souvenirs).


Nicolas Sarkozy veut savoir lequel des quatre services qu'il finance, la DST, le GIGN, la Police Nationale ou la DGA, est le plus efficace pour attraper les criminels.
On affecte donc un bois à chaque service et on lâche un lapin dans chaque bois, charge à chaque service de retrouver le sien.

Le GIGN encercle son bois, fait une sommation rapide, mitraille tout, met le feu au bois, saccage toute trace de vie. Très fiers et sans s'excuser (alors qu'une certaine presse prétend avoir les photos du lapin les bras en l'air) les ninjas rapportent le cadavre carbonisé du lapin et déclarent : "Mission accomplie".

Les espions de la DST placent des micros, engagent des lapines bien roulées, soudoient des renards, truffent des carottes, font de l'intox dans les clairières, interrogent discrètement les plantes et les cailloux. Après un mois d'enquête, ils concluent : "L'affaire est close, ce lapin n'a jamais existé".

La Police pénètre dans son bois avec le panier à salade, fait une rafle dans une clairière et revient le lendemain matin avec un sanglier bien amoché qui ne cesse de répéter: «Ok, ça va, ça va, je suis un lapin… Je suis un lapin…»

L'ingénieur de l'armement observe le bois, le dessine, effectue un calcul vectoriel des probabilité de pénétration du lapin dans les fourrés, lance un appel d'offres pour l'achat d'une machine à retrouver les lapins, construit un centre d'essai, teste la machine, chope une belette, déclare la machine obsolète, essaie de revendre la machine à perte puis finalement la privatise et donne du blé à un Libanais pour qu'il la récupère, est convoqué par la cour des compte pour expliquer comment il a pu dépenser 30 millions d'euros pour une machine de merde, retourne au bois, aperçoit le lapin mais le laisse filer car c'est l'heure de la navette, revient le lendemain et organise une galette des rois pour parler de lapin entre collègues, puis finalement passe une annonce pour se faire embaucher par une tanière à lapins sur le retour. Il n'y arrive pas et se fait muter au CAD.
Quant au lapin, il s'est fait chopper depuis plusieurs mois par le Libanais qui sait, lui, comment faire fonctionner la machine.

Lors d'une présentation du "buzz marketing"

La ménagère de moins de 50 ans n'est plus l'étalon du consommateur.

(Personne n'a même souri.)

Etourdi

Aujourd'hui j'ai eu droit à une variante de la dangereuse phrase : « Comme tu es jolie aujourd'hui ». Passée le premier moment d'incrédulité, c'était plutôt amusant.

Retour aux fondamentaux

La Bible illustrée.

Je recommande la lecture de Sur le pardon. (Prenez la peine de faire défiler les images en cliquant sur la flèche en haut à droite (recommandation pour les trop pressés et les internautes débutants).

Gestion du temps, toujours

Drink coffee : do stupid things faster with more energy !

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La blague du dimanche soir

Vous connaissez l'histoire de la chaise?

Petites légumes

Via Techbee, une série de photos de légumes qui vaut le détour.

(Finalement, je suis en train de remonter aux origines du blog: signaler ce qui plaît (ou ce qui indigne), établir une sorte de surveillance croisée et généralisée de la toile. J'en profite donc pour signaler un arbre généalogique de Palamède, un cours d'agrégation, toujours sur Charlus, et des photos autour de La Recherche.).


Màj: j'ajoute une grille de loto pour profs qui s'ennuient en réunion.

Instructif

Une solution simple pour remplir son blog, c'est de commenter celui des autres.

Donc c'est l'anniversaire de Kozlika, et elle le fête en parlant d'un sujet ma foi rarement abordé.

Solidarité masculine

Au marché, le vendeur d'oignons-pommes de terre au mari à qui la femme vient de faire une remarque :

— Ne vous laissez pas faire, Monsieur. Allez, je lui mets plein de petits oignons pour la faire pleurer.

Fou rire garanti

premier épisode

second épisode

Un classique du genre

Je possédais le dessin depuis longtemps, je viens de recevoir le commentaire, n-ième variation du genre, mais qui me permet de mieux comprendre qui est Nelson Montfort. Vu les personnes représentées, cela doit dater de 2004.
(La réponse de Vandamme me fait penser par sa syntaxe aux chansons de Yannick Noah.)



La scène: Un poulet au bord d'une route. Il la traverse.
La question: Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

RENÉ DESCARTES : Pour aller de l'autre côté.

PLATON : Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.

ARISTOTE : C'est la nature du poulet de traverser les routes.

KARL MARX : C'était historiquement inévitable.

CAPITAINE JAMES T. KIRK : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé auparavant.

HIPPOCRATE : En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.

MARTIN LUTHER KING JR. : J'ai la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.

MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : "Tu dois traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.

RICHARD M. NIXON : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.

NICOLAS MACHIAVEL : L'événement important c'est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il soit.

SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.

BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2003", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc.

BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.

GALILEE : Et pourtant, il traverse.
ERIC CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.

CHARLES DE GAULLE : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas encore traversé l'autoroute !

JACQUES CHIRAC : Parce que je n'ai pas encore dissous la route.

L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant La modique somme de 10 000 € par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.

BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu'il ne s'est rien passé entre ce poulet et moi.

EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.

ZEN : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.


JEAN-PIERRE RAFFARIN : Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.

JEAN ALESI : Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet il avait le temps de passer.

NELSON MONTFORT : J'ai à côté de moi l'extraordinaire poulet qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route: «Why did you cross the road? —Cot cot! —eh bien il dit qu'il est extrêmement fier d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C'était une traversée très dure, mais il s'est accroché», etc.

RICHARD VIRENQUE : C'était pas un lapin ?

ORANGINA ROUGE : PASKEEEEEEUUUUUHHHH

KEN LE SURVIVANT : Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.

JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu'il sait qu'il la traverse, tu vois la route c'est sa vie et sa mort, la route c'est Dieu c'est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand je me couche dans Timecop quand le truck arrive je pense à la poule et a Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road Et ça c'est beau !

FOREST GUMP : COURS POULET COURS !

STALINE : Le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n'avoir pas empêché cet acte subversif.

GEORGE W. BUSH : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d'assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer 17 porte-avions, 46 destroyers 154 croiseurs, appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs par 846 bombardiers, qui auront pour mission au nom de la liberté et de la démocratie, d'éliminer toute trace de vie dans les poulaillers à 5000 Km à la ronde, puis de s'assurer par des tirs de missiles biens ciblés, que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poulailler soit réduit à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre nation par son arrogance. Nous avons décidé qu'ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebâtira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l'ambassadeur des Etats Unis. En financement de ces reconstructions, nous nous contenterons du contrôle total de la production céréalière de la région pendant 30 ans, sachant que les habitants locaux bénéficieront d'un tarif préférentiel sur une partie de cette production, en échange de leur totale coopération. Dans ce nouveau pays de justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous assurer que plus jamais un poulet ne tentera de traverser une route, pour la simple bonne raison, qu'il n'y aura plus de routes, et que les poulets n'aurons plus de pattes. Que Dieu bénisse l'Amérique

Des bruits

J'écrirai plus tard si j'ai le temps, en attendant, je suis heureuse de vous présenter ça, que je viens de retrouver.

Parmi mes préférés, des pims au pamplemousse (14 mai) et des grenouilles (3 mai). Je n'ai pas encore retrouvé une conversation dans un magasin de farces et attrapes (poulet cru/poulet cuit, de mémoire, mais quatre ans après, c'est un peu flou).

Devinettes

Je connais ces devinettes depuis si longtemps que j'espère que personne ne s'en souvient:

M. et Mme Froid ont trois fils et trois filles : quels sont leurs prénoms?

Inversement:
Quel est le nom de famille des trois sœurs Anne, Justine et Corinne?

La dernière, ma préférée du moment (et beaucoup plus récente):
M. et Mme Liguili ont un fils. Quel est son prénom?

Who rules China ?

En faisant un peu de ménage dans ma messagerie ce matin, je retrouve ce dialogue, reçu en novembre 2002.

We take you now to the Oval Office.

George: Condi! Nice to see you. What's happening?
Condi: Sir, I have the report here about the new leader of China.
George: Great. Lay it on me.
Condi: Hu is the new leader of China.
George: That's what I want to know.
Condi: That's what I'm telling you.
George: That's what I'm asking you. Who is the new leader of China?
Condi: Yes.
George: I mean the fellow's name.
Condi: Hu.
George: The guy in China.
Condi: Hu.
George: The new leader of China.
Condi: Hu.
George: The Chinaman!
Condi: Hu is leading China.
George: Now whaddya' asking me for?
Condi: I'm telling you Hu is leading China.
George: Well, I'm asking you. Who is leading China?
Condi: That's the man's name.
George: That's who's name?
Condi: Yes.
George: Will you or will you not tell me the name of the new leader of China?
Condi: Yes, sir.
George: Yassir? Yassir Arafat is in China? I thought he was in the Middle East.
Condi: That's correct.
George: Then who is in China?
Condi: Yes, sir.
George: Yassir is in China?
Condi: No, sir.
George: Then who is?
Condi: Yes, sir.
George: Yassir?
Condi: No, sir.
George: Look, Condi. I need to know the name of the new leader of China. Get me the Secretary General of the U.N. on the phone.
Condi: Kofi?
George: No, thanks.
Condi: You want Kofi?
George: No.
Condi: You don't want Kofi.
George: No. But now that you mention it, I could use a glass of milk. And then get me the U.N.
Condi: Yes, sir.
George: Not Yassir! The guy at the U.N.
Condi: Kofi?
George: Milk! Will you please make the call?
Condi: And call who?
George: Who is the guy at the U.N?
Condi: Hu is the guy in China.
George: Will you stay out of China?!
Condi: Yes, sir.
George: And stay out of the Middle East! Just get me the guy at the U.N.
Condi: Kofi.
George: All right! With cream and two sugars. Now get on the phone.

(Condi picks up the phone.)
Condi: Rice, here. George: Rice? Good idea. And a couple of egg rolls, too. Maybe we should send some to the guy in China. And the Middle East. Can you get Chinese food in the Middle East?

Mumm n'a pas besoin de Prince Albert

Le dernier commentaire en date de Mumm sur ce blog fait référence à ce billet.

Je vais donc dévoiler un moment fort de cette soirée dont j'avais soigneusement donné une image si sérieuse.


Ce soir-là, Mumm, Livy et moi allâmes dîner dans une brasserie en face de la fontaine Saint-Michel. Je ne sais plus très bien comment nous en sommes arrivés là (je rappelle que c'était la première fois que je rencontrais Mumm et Livy, et que si Mumm était une vieille fréquentation internautique, je ne connaissais de Livy que son sourire), peut-être avons-nous évoqué l'un des derniers billets de Mumm qui parlait de son goût pour la vaisselle. Quoi qu'il en soit, je me retrouvai à raconter une histoire drôle, une histoire en fait moyennement drôle qui me fait surtout rire à cause des circonstances dans lesquelles je l'ai entendue, ce qui fait qu'il me faut raconter et l'histoire et les circonstances, ce qui rend le récit si laborieux qu'à la fin ce n'est plus drôle du tout.

Néanmoins, ne reculant devant rien, je me lançai :
«Ça me rappelle une histoire drôle qu'on a raconté à table un jour qu'étaient présents de nombreux copains. C'est deux petits vieux qui discutent : «Et toi, tu fais ça encore souvent?
«— Bah oui, la Marie, el' m'empoigne la zigounette une fois par jour.
«— Wouaouh, une fois par jour !?
«— Ben oui. Je me mets sur le lit, elle la prend, elle la lâche, si ma zigounette tombe à droite je fais la vaisselle, si elle tombe à gauche, c'est Marie qui fait la vaisselle.
On s'est tous mis à rire poliment, sauf une copine qui a demandé avec beaucoup d'innocence: «Je ne comprends pas ce qu'il y a de drôle»; avec tant de naïveté que nous avons éclaté de rire en nous exclamant en c?ur : «Ça tombe toujours du même côté!», laissant la copine rouge de confusion.»

C'est alors que Mumm déclara :
— Pas moi.
— Hein?
— Pas moi. La mienne est au milieu. Je n'ai jamais compris ces histoires de porter à droite ou à gauche.

Plus tard, Livy suggéra un moyen de vérifier si la bite de Mumm était vraiment au milieu et elle se leva pour aller aux toilettes. Je me souviens du mouvement de recul de Mumm, et de l'éclat de rire de Livy : «Mais non, je ne veux pas vérifier ni moi-même ni maintenant». En face d'eux, j'étais morte de rire (intérieurement) et incrédule : pas mal pour une première rencontre.


(Incidemment, ceci est mon centième billet en ligne.)

Blonde attitude

Mes grands-parents paternels étaient polonais.

Le gène polonais étant apparemment aussi têtu que les Polonais, il réapparaît à la quatrième génération, et les réunions de famille offrent une impressionnante collection de petites blondes de un à huit ans, le plus souvent aux yeux bleus.

Le frère, impressionné : — Vous avez vu toutes ces petites blondes ?
La sœur, furieuse : — Je ne suis pas blonde, je suis châtain !
Le frère, définitif : — Toi, tu es blonde intérieur.

Souvenir d'un week-end englouti successivement dans une fête d'école, une AG d'association et une fête de club sportif

On ne dit pas King-Kong, on dit kennis de kable.
On ne dit pas ping-pong, on dit pénis de pable.

Bon, je vais me recoucher.
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