Il y avait six listes, quatre ont obtenu plus de dix pour cent des voix et peuvent se présenter au second tour. La répartition est du type 40% pour le maire sortant, 12,2%, 12,1%, 11%, 10%.
Si les opposants au maire sortant souhaitaient réellement le faire sortir, ils s'uniraient contre lui (c'est ce que nous faisions à Yerres contre Dupont-Aignan (c'est ce que nous faisions à Yerres, sauf LFI évidemment)). Cela suppose ne pas s'être insultés dans les semaines précédentes, au moins entre candidats fréquentables (le spectre de la social-démocratie).

Il faut se décider vite, très vite: les résultats sont tombés dimanche vers dix heures, les listes du second tour devaient être déclarées en préfecture ce soir avant cinq heures. Aux élections auxquelles j'ai participé, Dupont-Aignan était élu au premier tour. Je n'avais pas eu l'expérience de la rapidité avec laquelle il fallait se décider à faire alliance avec les opposants de la veille: trente-six heures pour décider de fusionner, trouver avec qui fusionner, décider comment fusionner (qui reste tête de liste, comment se répartissent les sièges suivants, qui accepte (est soulagé) de quitter la liste fusionnée).
Il faut faire les tracts, concevoir les documents «de propagande» (terme officiel: bulletins, profession de foi) et les présenter devant la commission électorale de la préfecture qui les accepte ou les refuse.

La question ne s'est pas vraiment posé car le dogmatisme a prévalu. Mon candidat centriste étant considéré comme d'extrême-droite, il a été repoussé avec horreur. Les deux autres, aveuglés par leurs egos, ont étaient incapables de s'entendre. Cela a d'ailleurs donné lieu entre militants à des passes d'armes assez comiques sur FB ou ailleurs. Comique mais pas très sérieux: cela ne laisse aucun doute sur le fait que l'intérêt des citoyens est secondaire. Pas étonnant que les gens ne se déplacent plus pour voter pour de tels guignols. Même si c'était très amusant, j'espère que peu de personnes l'ont lu.