Billets pour la catégorie 2020 :

Déception

Mail reçu de la Philharmonie:
Vous avez réservé une ou plusieurs place(s) pour le concert du Gewandhausorchester Leipzig dirigé par Andris Nelsons avec la participation d'Anne-Sophie Mutter programmé le vendredi 20 novembre 2020 à 20h30 en Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie.

Nous avons le regret de vous informer qu'en raison des difficultés que les orchestres connaissent actuellement pour circuler en Europe du fait de la crise sanitaire, nous sommes contraints de l’annuler.
Je suis très déçue, je m'en faisais une telle joie.

Vous pouvez écouter Anne-Sophie Mutter dans le concerto de Beethoven jusqu'au 13 décembre sur Arte.

Caramba encore raté

Une série de limitations annoncées ce soir : les bars fermés à partir de dix heures, pas de groupes de plus de dix personnes, plus de réunions publiques (qu'est-ce que c'est?), les clubs de sport fermés dans la petite couronne, les employeurs invités à favoriser le télétravail au maximum…

Qu'est-ce qui va s'appliquer et comment ? le grec de demain soir, ça sera OK puisque les mesures prennent effet à partir de samedi ou dimanche, mais ensuite? les championnats de France d'aviron vétéran qui ont lieu ce week-end (pas pour moi!) auront-ils lieu? Et la coupe des dames à Angers le 18 octobre? Et ma salle de sport en Essonne, concernée ou pas? (normalement non). Et le témoignage sur la rédaction de mémoire que je devais apporter samedi devant une vingtaine d'élèves de huitième année pour dédramatiser, maintenu ou pas?

Il est trop tôt pour avoir des réponses, mais cela va venir vite.

Nous étions en train de réfléchir à la façon d'organiser nos trente ans de mariage éternellement remis. Nous aurions dû le faire en septembre, nous avons trop attendu.

Ce soir c'était la rentrée de JRS France. Je n'y suis pas allée. Je n'ai plus envie d'avoir des contraintes. Je me sens égoïste. Et il faut vraiment que je me concentre sur le fait de changer de boulot.

La maison de poupée

Résultat de quinze jours d'efforts. Je veux des applaudissements, des "oh" et des "ah".





Avril / septembre.

Il reste un tas à gauche dont je m'occupe dès que possible.

Par un clic droit les photos s'ouvrent dans un nouvel onglet.

Souvenirs argentés

Pour vider le fond à droite (voir dimanche 30) il faut trouver une place pour mes boîtes à chapeaux. J'ai donc vidé le dessus du placard du couloir. Il s'y trouvait des objets oubliés, destinés à des cadeaux: des DVD (même Les Tontons flingueurs!), Ma Dalton, des puzzles, un harmonica et une méthode (qu'H. a voulu garder). Dans un carton se trouvaient des coupes et des verres qui dataient d'août 2000 (baptême d'O.) Bizarre, je pensais que c'était des brocs et des cendriers.

Et il y avait des radios. Des radiographies. Je pensais m'en être débarrassée depuis longtemps. Des radios d'épaules, des radios de cortex, de dents, de mains. Avec des dates, ce qui me permet de mettre des dates précises sur des événements que j'étais incapable de resituer. J'en ferai des billets à l'occasion.

Je les ai mises dans une enveloppe pour les donner à la recyclerie — s'ils les prennent. C'est très lourd.

PS : encore une lettre recommandée — hélas la même qu'hier, sans doute un bug de la poste. Nous étions presque déçus.

Foyer

Apparemment des animateurs de centre aéré ont été testés positif deux jours avant la rentrée (ne pouvait-on penser à les tester plus tôt?), ce qui fait qu'une école sera ou ne sera pas fermée.

Sur ordre de la mairie, quatre-vingt-onze enfants devaient être testés lundi, mais la mairie n'avait pas prévenu le labo… qui n'avait pas assez de tests.

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PS : le crépi est en train de sécher, il blanchit. Il paraît qu'il foncera à chaque pluie pendant quelques mois car le produit est hydrofuge.

Du jaune au gris

En mars 1998 quand nous avons signé la promesse d'achat pour notre maison celle-ci était blanche. Le propriétaire s'est mis en tête de la repeindre avant son départ et — parce qu'il partait en Provence? — l'a repeinte en jaune.

J'ai détesté cette couleur dès le premier instant mais nous n'avions pas d'argent pour repeindre la façade. La maison est donc restée jaune, ceux qui la connaissent le savent, ceux qui ne la connaissent pas mais ont mon adresse peuvent aller la contempler sur google Street view.

Le ravalement a commencé. Je l'ai photographiée ce matin avant de partir: l'adieu à la maison jaune (le jaune est plus foncé que celui des vingt ans précédents : les ouvriers ont passé une sous-couche également jaune (!) pour faire tenir le crépi, d'où l'aspect inégal de la couleur. On voit également les restes couleur ciment d'une porte murée le premier été (2000) et jamais peints).

Fatalitas ! Ce soir elle n'est pas blanche, mais grise. C'est laid, ça fait chantier.
Bon, je devrais m'en fiche puisque je m'en vais.
Mais ça me fait de la peine malgré tout. (Et puis d'un point de vue marketing, est-ce vendeur ?)

Il paraît que ça devrait s'éclaircir en séchant.



En écrivant ce post, je me rends compte que je suis vraiment inquiète: ça ne me plaît pas du tout.

Les transports du futur

Affiche à Nanterre préfecture.



En fait les deux sont vrais: la voiture sans conducteur et le conducteur sans voiture.

Ce qui est perturbant, c'est que lorsque je discute avec des jeunes et leur parle d'un monde où quasi plus personne n'aura de voiture personnelle, où les trains de courte distance auront disparu au profit de bus-navettes qui viendront vous chercher à domicile ou de ponts dont la signalisation changera entre le matin et le soir (le nombre de voies dans un sens et dans l'autre variera) en fonction des flux attendus, ils me regardent comme si j'étais folle et se détournent poliment. Cela m'est encore arrivé en juillet à jrs.
Pourtant, ce sont eux les jeunes, ce sont eux l'avenir.

Ils ont le même comportement que les vieux (comprendre: ceux de mon âge) quand je leur dis que la plupart de mes connaissances sont (ou furent) des blogueurs. Ils me donnent alors l'impression d'être une dangereuse anarchiste qui préfère la compagnie de gens qui n'existent pas à leur compagnie. (Je crois que ça les vexe).

Adieux

Je suis passée au CNF pour dire au revoir à Vincent et Claire et leur laisser une bouteille.
C'était émouvant — mais je me rends compte au soulagement que j'en éprouve que c'était devenu trop lourd, entre la difficulté de venir de Nanterre le midi (un RER, un métro) et celle de retourner à La Défense le week-end (ce qui était stupide, j'en avais conscience, mais comment abandonner les rameuses du huit?)

Finalement le virus aura eu raison de tout cela: plus personne ne parle du huit (personne ne s'est connecté sur l'application qui nous permettait de nous organiser, ne serait-ce que pour tenter de faire un quatre) et il est difficile de ramer le midi sans vestiaire donc sans douche.

J'ai oublié de remercier Vincent pour tout ce qu'il m'a apporté depuis deux ans: j'ai beaucoup progressé, j'ai découvert des pans entiers de technique que j'ignorais. Il faudra que je lui envoie un sms.

Bon, et maintenant, changer de boulot.
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