Les questions sont ici.

1/ Non.

2/ Leur vie ? A fuir. Et pourtant je partage leurs valeurs de vie de travail, d'attentions envers les plus faibles, de règles un peu rigides déterminant "ce qui se doit" et "ce qui ne se doit pas". Mais leur sens du devoir n'a rien d'heureux, de libératoire, il est sous le signe de la tristesse. Un ami disait «nos parents n'ont pas appris à être heureux».

3/ Oui. C'est la plus chaude, la plus lumineuse. C'est l'endroit le plus agréable pour moi qui n'aime pas les fauteuils mous.

4/ Non, sauf mon merle préféré.

5/ Non. Je trouve si bête, si peu convaincant, de leur dire «J'aime beaucoup ce que vous faites», et plus c'est vrai, plus il me semble que c'est indicible.

6/ Je ne sais pas si c'est la plus ancienne. La mère, la femme de mon oncle, ma grand-mère paternelle, et moi debout. Une photo en noir et blanc, dans l'entrebaîllement d'une porte-fenêtre. Quatorze mois? Sans doute à Orléans, à la Source, dans la chambre d'étudiant de ma mère. Je n'ai compris que très tard, à vingt-trois ans passés, tout ce que pouvait représenter cette photo, cette visite des femmes du côté paternel à ma mère, à propos de qui cette grand-mère avait dit à mon autre grand-mère (la mère de ma mère): «quand on a des filles, on les surveille».

7/ Je ne sais pas ce que cela veut dire. Rêvasser en fixette pendant deux semaines? (c'est bien cela, "tomber amoureux"?) de temps en temps. Plus, non. Je n'y crois pas assez.
Je me souviens d'une phrase de César et Rosalie parlant de chaussettes, disant quelque chose comme «ça se termine toujours par repriser les chaussettes»; bref, assurant la prégnance du quotidien sur les sentiments romantiques.

8/ Non!

9/ Oui et non: oui, à tout ceux que je croise (par politesse, pas parce que je les connais), mais non, je ne croise pas grand monde.

10/ Non. Pas d'idée, pas de goût pour le coiffeur (pas de coupe qui doive s'entretenir, la flemme), et un gros épi sur le devant !